
3M a posé ce principe il y a plus de 60 ans, un principe si simple qui tient en une phrase de William L. McKnight :
« Recruter des bons et leur laisser faire leur travail comme ils l’entendent. »
Concrètement ? 15% du temps des scientifiques peut être passé sur des recherches personnelles. Pas sur des projets validés par un comité ou sur des initiatives alignées avec la stratégie, tout simplement sur ce qui les intéresse.
Plus généralement, c’est l’une des quatre conditions de base pour que l’auto-gestion puisse véritablement s’exprimer: une équipe à qui on donne la possibilité de s’autogérer.
Les résultats après 60 ans ?
– Des innovations majeures nées de ces 15% de temps libre;
– une culture d’expérimentation ancrée dans l’ADN;
– des scientifiques motivés et engagés.
Mais 3M n’a pas juste donné de la liberté de faire, l’entreprise leur a auss donné la responsabilité.
Les équipes sont responsables de leurs recherches. Elles décident. Elles expérimentent. Elles assument.
En résumé, les impacts de l’auto-gestion en termes de qualité produit, de motivation et d’innovation sont extrêmement positifs – comme l’ont montré les travaux de Takeushi et Nonaka dans les années 80 avec Toyota, Honda, 3M ou HP (travaux qui ont inspiré SCRUM).
Mais l’auto-gestion ne se décrète pas; elle nécessite 4 conditions (sur le plan collectif) pour produire les résultats attendus. Il est indispensable d’avoir :
1 Un problème complexe à résoudre.
2 Une équipe avec diversité des points de vue.
3 La possibilité réelle de s’autogérer
4 La responsabilité de ce qu’elle produit.
3M a créé ces quatre conditions et ça marche depuis six décennies.
La bonne nouvelle est que créer ces conditions de l’auto-gestion comme l’a fait 3M, c’est possible aussi chez vous.
Au delà de l’envie, c’est avant tout une question de méthodes, de mise en contexte et de « change » maîtrisé…
