Posté par jc-Qualitystreet le 10 janvier 2010
Les rétrospectives d’itérations (sprints) ou de projet sont des vrais moments d’échanges et de communication. RDV incontournables de Scrum et des Méthodes Agile, elles peuvent s’appliquer aussi sur d’autres terrains, avec toujours les mêmes objectifs :
- Découvrir ENSEMBLE ce qu’on a fait de bien
- Comprendre ENSEMBLE ce qui n’a pas fonctionné
- Trouver ENSEMBLE des moyens pour s’améliorer
Comme on le voit, un maitre mot, ENSEMBLE, et la forte particularité d’être tourné à la fois vers le passé mais aussi vers l’avenir (le PLAN D’ACTION). Toutefois, cette dynamique collective, ouverte et transparente, pour bien fonctionner, a besoin d’être stimulée par toute sorte d’exercices… La TIMELINE est le premier d’entre eux, un exercice qu’en tant que coach et facilitateur, j’affectionne tout particulièrement !

Timeline pour une belle retrospective
La TIMELINE est dans un premier temps une pure activité de divergence (ouvrir et lister un maximum d’options) qui permet de se replonger « dynamiquement » dans le passé. Elle peut être envisagée de plusieurs façons. De mon côté, je la facilite ou demande au ScrumMaster (coaching agile) de la faciliter en plusieurs temps, en combinant travail individuel et collectif, en insistant sur les éléments positifs et négatifs :
1. Ouverture de l’exercice (intérêt et consignes …)
2. Chaque personne travaille de son côté durant un temps donné et écrit ses post-it (vert et rose J)
3. Tous se lèvent pour afficher les post it sur la Timeline (j’aime bien la découper en semaines)
4. Tous prennent connaissance de ce qu’ont affiché les autres
5. Tous discutent autour de la Timeline pour expliquer, comprendre et pouvoir alimenter les posters clés de toute rétrospective : “Ce qu’on a fait de bien”, “Ce qu’on doit améliorer”, “Ceux qu’on aimerait remercier“… et le plan d’action (activité de convergence)

Timeline et autres posters
TRANSPARENCE, FEEDBACK, COURAGE et COLLABORATION : c’est dans ces moments-là que se construit l’esprit d’équipe ...
VOUS L’AVEZ COMPRIS, la Timeline est toujours un grand moment de plaisir !
Pour terminer, j’en profiterai pour vous souhaiter, à vous chers lecteurs, une belle année 2010, et à ce blog, un bon Bloganniversaire: Qualitystreet a 3 ans en effet !
Posté par jc-Qualitystreet le 4 décembre 2009
… le face à face, les discussions et les échanges autour du tableau blanc !
Les workshops ou « Ateliers de travail » se multiplient dans le cadre des projets informatiques, désormais le plus souvent, à l’initiative même du Client. Réunions ou atelier de travail, vous le savez depuis longtemps, mon cœur ne balance plus … Mais laissons de côté mes préférences, laissons tomber l’effet de mode, et soyons pragmatique, factuel !
Le face à face au tableau blanc c’est en effet le mode de communication le plus efficace !
(bien loin devant le téléphone, chat, video conférence , l’email ou l’échange de doc papiers)

Communication Modes Effectiveness - Scott Ambler
Et si, ce n’était pas tout simplement, cette redoutable efficacité qui rendait ce format aussi populaire ! L”avantage des travaux de Scott Ambler et d’Alistair Cockburn, auteurs de ce schéma, c’est qu’on peut les vérifier au quotidien sur nos propres projets.
Moi même, je suis régulièrement amené à travailler en mode distant ou à coacher des équipes distribuées… et croyez-le ou non :
- ce sont ces face à faces au tableau blanc, marqueurs à la main que je regrette le plus.

- Ce sont bien, ces dailyscrum les yeux dans les yeux devant le taskboard du radiateur d’information, le post-it à la main qui le plus font défaut aux équipes distribuées

A distance, tout se complique…
le dialogue perd de sa superbe. Il devient vite incertain pour un résultat bien souvent aléatoire malgré une dépense d’énergie qui elle est bien réelle. Tenez la semaine dernière, j’ai facilité une revue de sprint et une rétrospective (SCRUM) avec une équipe scindée en deux (France / Inde)… et bien, même avec des participants qui jouaient le jeu, et le support d’un bon ScrumMaster, ce fut très sport !
Car se passer des ateliers en face à face , travailler à distance (au téléphone par exemple) c’est dire adieu à tous ces précieux indices qui font la richesse de la communication humaine. Des plus évidents (le visuel, la proximité, la 3D, le mouvement…) aux plus anodins.
Le temps de latence fait partie de ces derniers, et c’est d’ailleurs un américain, membre de notre équipe agile, habitué de l’off shore qui me l’a dernièrement fort justement rappelé.
Ces questions-réponses en temps réel, ces feedbacks immédiats, ces interruptions, et indices non verbaux en parallèle, laissent en effet la place à quelques silences énigmatiques, sujets à toutes les interprétations, des silences que vous couperez par une relance hasardeuse qui viendra (et c’est pas de bol) interférer avec une réponse inaudible déclenchée au même moment !
Bref, tout cela pour vous dire que la distance physique (et temporelle pour l’offshore) rendra toujours vos projets distribués plus risqués et plus difficiles à mener, que vos projets menés avec une équipe colocalisée. Je n’insisterai jamais assez :
« le travail coopératif au tableau blanc, y a que cela de vrai ! »,
un mode de communication dans lequel les valeurs Agiles (Courage, Respect, Communication, Feedback et Simplicité) se retrouvent plutôt bien !
Posté par jc-Qualitystreet le 1 octobre 2009
Dans les organisations, l’heure est aujourd’hui à la collaboration et à la participation. Process et outils se multiplient pour servir au mieux ces deux valeurs fondamentales de l’Entreprise 2.0, mais l’enjeu reste essentiellement HUMAIN.
Ce sont bien les personnes motivées, engagées qui collaborent, qui participent, qui dynamisent l’entreprise… qui permettent que des communautés se créent, des groupes de travail se réunissent, des événements participatifs (type open space) se montent, des équipes projets se forment, le plus souvent dans la transversalité, en cassant les frontières dans et autour des organisations.
Personnage clé de ce dispositif : le FACILITATEUR, dont le rôle est d’aider un groupe, une ou des personnes à apprendre, explorer, trouver des solutions, atteindre un consensus …
La facilitation a de multiples tenants, se prépare et se travaille toujours en contexte. Mais, selon moi la qualité d’une bonne facilitation se mesurera dans sa capacité à alterner judicieusement sans les mélanger des activités de divergence et de convergence (principes de base de la pensée créative).
DIVERGER, c’est ouvrir et lister un maximum d’options.
Mon boulot : Bien introduire, proposer un cadre et de multiples techniques pour faciliter l’exploration et encourager la pensée divergente.
Mon premier message : « Diverger c’est se plier à 5 règles de base » :
- Suspendre le jugement
- Chercher la quantité
- Oser
- Combiner, associer les idées
- Tout noter
CONVERGER, c’ est resserrer et faire des choix judicieux.
Mon boulot : Guider vers l’élaboration, aider à la sélection, à la priorisation, Rationaliser autour de critères ou d’objectifs précis
Mon premier message : «Converger c’est se plier aussi à 5 règles de base »:
- Se référer aux objectifs
- Améliorer les idées
- Juger constructivement et avec des critères
- Chercher l’inédit
- Etre déterminé
La clé : multiplier les techniques aussi bien sur des réunion ou ateliers d’1heure que sur une série de RDV !
Faites preuve de créativité.
Posté par jc-Qualitystreet le 17 juin 2009
Le Parking Lot c’est un poster et quelques post it.
C’est surtout 3 messages forts renvoyés aux participants d’un atelier de travail :
- “Je vous ai entendu”
- “Nous n’oublierons pas”
- “Nous en parlerons forcément”
Car parfois ce n’est pas le bon moment !

Parking Lot en Atelier de Travail
Une dimension Accessibilité, une dimension Visuelle … le Parking Lot c’est aussi une dynamique qui se joue de l’ouverture à la clôture d’un atelier de travail, et tout à fait pertinente dans des contextes de coaching ou de formation.
Posté par jc-QualityStreet le 1 avril 2009
Les ateliers de travail constituent au final les moments les plus exaltants de mon boulot même s’ils sont éprouvants… et que j’en ressors souvent avec un bon mal de tête
Un atelier de travail ce n’est pas une simple réunion; je dirais même que ça n’a rien à voir à la fois en terme d’investissement personnel (notamment quand j’en suis
le facilitateur), d’exigence mais aussi, et c’est heureux, de retour sur investissement.
L’atelier de travail nécessite en effet une forte activité de facilitation, de la neutralité et un gros travail de préparation tant sur le contenu travaillé que sur la logistique et l’ordonnancement des activités, autant d’éléments que je ne retrouve généralement pas dans les réunions auxquelles j’assiste.
Alors, pourquoi les ateliers de travail me plaisent tant (contrairement aux réunions même celles qui ont un bon
ROTI):
- L’atelier de travail crée une dynamique collective, implique, engage et suscite une décision collective plus solide
- L’atelier de travail est source de valeur non seulement dans une dimension d’échanges, mais aussi et surtout en terme de découverte et de création de contenus : il débouche toujours sur quelque chose contrairement à beaucoup de réunions sans intérêt
- L’atelier de travail est INTERACTIF, et stimulé par toutes sortes d’activités, et notamment par du travail en petits groupes
- Un atelier de travail c’est ludique : on peut vraiment s’y amuser
- Un atelier de travail c’est VISUEL et c’est de la MANIPULATION DIRECTE: on découpe, dessine, on pose, regroupe, déplace toute sorte d’éléments : post it, papier, posters, on habille les murs
Conclusion :
Ne sortez jamais sans un gros assortiment de postit, de la Patafix et un tube d’aspirine…