Au service de l’Expérience Utilisateur …

Je donnais dans un précèdent billet une définition et ma vision de l’Ergonomie informatique, une vision partagée -et c’est heureux – par beaucoup…
Mes terrains de prédilection, les sites Internet, les applications web et les logiciels. Et, quand j’interviens en tant qu’ergonome sur un projet informatique, je suis avant tout au service de l’Expérience Utilisateur dans un registre qui peut être trés large.
Voilà pourquoi, je me retrouve complètement dans ce schéma de Jesse James Garrett, issu de « The elements of User Experience » : que je vous invite à redécouvrir et qui est un bon résumé de mes interventions « ergo ». A ce propos, n’hésitez pas à me dire s’il vous correspond aussi …


Jesse James Garrett’s Elements of User Experience: http://www.jjg.net/elements/

Mon métier je le résume souvent en 3 mots : efficacité, efficience et satisfaction; mais j’ajoute souvent « au service de l’Expérience Utilisateur », avec des interventions portant sur toutes ces problématiques:

  • de design visuel (« Surface« ),
  • de design d’interface et de design d’informations (« Skeleton« ),
  • de design d’interactions et d’architecture de l’information (« Structure« ),
  • de spécifications fonctionnelles et de contenu (« Scope« ),
  • d’exigences business et de besoins utilisateurs (« Strategy« , la couche dans laquelle on retrouve personas et contextes d’usage)

Je travaille dans un contexte essentiellement français: je ne suis ni « architecte de l’information », ni « designer d’interaction », ni « consultant en utilisabilité », je suis Ergonome et JE FAIS TOUT CELA !!

Évidemment selon les projets, les équipes en place, j’ajusterai les curseurs, et ce travail s’effectuera en collaboration avec d’autres acteurs en particulier pour le design visuel, mais il m’est impossible de dissocier tous ces éléments (comme certains cherchent à le faire), tant ils sont liés …
D’ailleurs, la semaine dernière à Londres, j’expliquais encore à des confrères, des « information architect », que le terme « ergonomie« , cité à plusieurs reprises par notre Client (et source d’une évidente incompréhension), renvoyait à l’ensemble des problématiques « usability », « information architecture », « interface design » qu’eux même traitaient. Ils semblaient rassurés ! Dans ces contextes, je ne me présente jamais en tant qu’ergonome !

Vous l’aurez compris :

  • en France mon métier c’est ergonome,
  • dans un contexte international ce sera plein d’autres choses

et dans tous les cas je recherche la polyvalence (dans la mouvance agile) et je reste au service de l’EXPERIENCE UTILISATEUR.

7 thoughts on “Au service de l’Expérience Utilisateur …

  1. Que dire à part…..très bon billet. Désolé de ne faire que des compliments sur tes billets ;)

    Tu as vraiment bien résumé les différentes dimensions du métier d’ergonome et les incompréhensions qu’il existe lorsque l’ergonomie est évoquée.

  2. Etape suivante: on fait un point sur nos outils, nos techniques et nos compétences …

  3. Vaste programme.
    J’ai commencé à poser les bases de la conception de maquette (http://www.usercentric.fr/2007/1... ce n’est qu’une partie et ce n’est qu’un début ;)
    Au plaisir de communiquer sur notre métier et de faire avancer les choses :)

  4. J’ajouterais que chaque profession a sa spécificité la rendant meilleure dans certains domaines que d’autres. Les architectes de l’information sont plutôt dans la création d’interfaces (storyboards, wireframes ou maquettes qui sont 3 termes pour définir la même chose) et les ergonomes plutôt dans l’évaluation (les tests utilisateurs). Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas être les 2 à la fois, mais chaque profession a son domaine de prédilection :)

    – C’est ce qui rend les ergonomes plus performant dans le cadre des applications métiers car la productivité du "travailleur" constitue le but prioritaire à atteindre.

    – Les architectes de l’information sont de leur coté meilleurs dans les applications web "grand public", en raison de certaines spécificités du web (nous ne disposons par exemple que de très peu de temps pour garder un internaute) et dont les buts ne sont pas les mêmes (les utilisateurs ne sont pas dans un contexte de travail).
    Les facteurs de différenciations (innovation et impact visuel), de stratégies (comme le positionnement de la marque) et de marketing (comment amener l’utilisateur à s’inscrire par exemple) sont importants dans ce contexte et sont rarement traitées par les ergonomes.

  5. Hello Chiwah,

    Encore une fois selon moi, il y a un métier "Ergonome" aux différentes facettes (les couches de Garrett).
    J’ai du mal à concevoir dans notre contexte français un métier "Architecte de l’information"; je vois plutôt une activité "architecture de l’information", essentielle à tout projet web, et menée entre autres par les … ergonomes. La problématique est différente dans les contextes anglo saxons où le terme "ergonome" n’existe pas. Mais là encore quand je me présente dans ces contextes là, je mets en avant le côté pluridisciplinaire ("interaction design", "information architecture", "usability" au serrice de l’user experience !!). Certains sont étonnés, la plupart beaucoup moins car dans les faits les recouvrements sont nombreux !

    Je te rejoins sur la fait qu’on puisse avoir un domaine de prédilection (par exemple les tests utilisateurs) mais l’ergonome doit selon être en mesure d’intervenir sur les différentes couches de Garrett, et rechercher au maximum, au fil des années, la polyvalence.
    Si on a des lacunes sur différents domaines (couches), à nous de monter en compétences et de les combler. D’ailleurs les tests utilisateurs sont selon moi un must have pour notre profession sur lesquels chacun doit revenir le plus fréquemment possible : c’est un bon retour à la réalité et cela donne de bons arguments.

    Je partage ton opinion sur les aspects "stratégie de marque" et "marketing web", hors périmètre, même sur le marketing web, l’ergonome au travers de techniques efficaces d’ergonomie incitative et d’une démarche Personas apporte largement sa pierre à l’édifice.

    Maintenant, il est vrai que chaque projet a ses spécificités, que les organisations ont des niveaux de maturité différents sur ces questions, et que les équipes qu’on peut rejoindre sont composées de profils variés.
    A nous de nous adapter à ces contextes, mais à nous d’être armés pour le faire !

  6. @ Jean Claude "J’ai du mal à concevoir dans notre contexte français un métier "Architecte de l’information"; je vois plutôt une activité "architecture de l’information", essentielle à tout projet web, et menée entre autres par les … ergonomes."

    Il y a un article, ia /recon de Jesse James Garrett justement qui argumente sur cette question du métier Archi d’info et du rôle Architecte.

    C’est ici :
    http://www.jjg.net/ia/recon/

    et ici pour la traduction française :
    ils.sont.la/post/ia-recon…

    L’article parle aussi de bien d’autres choses, il date de 2002 et pourtant cela reste totalement d’actualité de lire et de le faire lire. (c’est pour ça que j’ai décidé de me coltiner la traduction !!)

  7. Pingback: Jean Claude Grosjean

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