En quoi puis-je t’aider ?

Qu’est ce qui t’empêche de faire ton travail ? Comment te faciliter la vie ?

Peu importe sa forme, cette question est aujourd’hui centrale dans la vie des projets. Elle est posée par le Chef de projet à chaque membre de son équipe, notamment au moment des scrums (« mêlées »), ces réunions d’équipe projet qui ont lieu tous les jours (c’est mieux) ou 2 à 3 fois par semaine et qui durent environ 15 minutes (et si possible debout : « We stand up to keep the meeting short »).

Le SCRUM est, à bien des égards, symbolique, et véhicule pas mal de valeurs (UP et une dose de SCRUM), mais il est aussi le reflet d’un chef de projet devenu, par nécessité, facilitateur et protecteur. C’est une vraie tendance (le chef de projet Agile) mais aussi et surtout l’ingrédient essentiel pour la réussite du projet, un élément tout simplement indispensable dans une perspective Agile où les itérations sont souvent serrées.
Concrètement, l’Organisation (au sens large) et les événement extérieurs doivent donc le moins possible interférer dans vie du projet : le chef de projet est là pour y veiller (mais quel est le poids du chef de projet au sein (face) de l’Organisation, quelle est sa marge de manœuvre, me direz-vous ?. ).
Facilitation et Protection sont donc deux dimensions, parmi les bonnes pratiques de management, que les méthodes Agiles ( SCRUm) ont su mettre en avant, mais dont elles n’ont pas le monopole : Scott Berkun , 10 ans de projets Microsoft derrière lui, et auteur de « The art of project management », l’une des références pour la gestion de projet informatique, va lui aussi dans ce sens en comparant le chef de projet (Project Manager) au fameux « Blocker » du Football Américain, celui qui permet au « Running Back » de mener à bien ses plus belles actions (rôle ô combien ingrat). L’art de la gestion de projet est un peu l’art du sacrifice :

If you look carefully at any highlight reel where someone runs for 70 yards, you’ll see another guy lying flat on the ground, buried under various large people, who was responsible for making the play possible. Good PMs make plays possible. They seek out and eliminate issues that are slowing the team down

Rugby (Scrum), Football Américain … décidément, le sport est une vraie source d’inspiration pour le management de projet !!!

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