De l’influence des Ergonomes (et des autres)

Je reste perplexe devant le dernier billet, « Usabiliy is not a verb », de Scott Berkun, l’auteur de « The art of Projet Management« , dans lequel il évoque ses débuts en tant que spécialiste « Usability » (tiens je ne savais pas) et sa trés rapide (et intentionnelle) réorientation vers des fonctions de management, afin de mieux servir (soit disant) la facilité d’utilisation.

Des éléments me parlent …
Pas entendu ou consulté tardivement, je l’ai été …
Dépendant des bonnes dispositions de tel ou tel chef de produit, je l’ai été …
Sens politique, art de la persuasion, cela me semble nécessaire en effet…

La vision de Scott Berkun est très pragmatique (presque trop) mais un peu réductrice; selon lui, seulement deux solutions pour se faire entendre :

  • SOLUTION 1: se focaliser sur une seule compétence, la plus importante, balance de sens politique, persuasion et négociation
  • SOLUTION 2: endosser des fonctions managèriales et occuper des postes de décision (grâce à des cours du soir, MBA … contexte US…), pour ensuite, décrocher des budgets, convaincre et faire avancer la cause (de ses pairs, ergonomes, designers …).

Bref, je proposerais bien à Scott Berkun, une troisième voie : l’AGILITEces projets agiles, des contextes favorables, dans lesquels un ergonome plus polyvalent, plus proche du Client, au sein d’une équipe projet soudée et motivée, peut réellement faire entendre sa voix.

Et vous qu’en pensez-vous ?

2 Comments

  1. Plutôt d’accord avec la solution 3. Pour ma part, dans un gros projet (multi-scrum à cheval sur la France et les US) nous avons un petit groupe de volontaires venant des équipes et qui sont les garde-fous de l’ergonomie du produit. Il y a bien une charte de l’ergonomie (90 pages) mais heureusement ce document est maintenant la propriété de se petit groupe qui le fait vivre. L’efficacité est au rendez-vous lorsque les membres des équipes se responsabilisent.
    @+

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