Posté par jc-Qualitystreet le 7 décembre 2011
Scrum et l’agilité se développent incroyablement vite dans les organisations, et nous sommes de plus en plus amenés, nous autres coachs agiles, à accompagner les équipes dans des contextes s’éloignant de cet idéal du Scrum, réduit et co-localisé.

En entrant dans la salle, vous ne voyez que Keith... HELLO!
Des contextes moins favorables évidemment…
Peut-être aussi moins agréables parfois mais des contextes distribués dans lesquels l’agilité peut malgré tout se décliner avec succés…
« Adopt the principles, Adapt the practices » Gojko Adzic (keynote, Agile Testing Days)
Deux éléments auxquels j’ajouterais personnellement « redoubler d’ efforts » quand la distance vient s’immiscer dans ce nouveau jeu du développement agile.
Mais aujourd’hui nul ne peut ignorer la réalité organisationnelle de certaines entreprises dont le modèle « Larges Equipes - Multisite » est devenu le modèle par défaut, qu’il paraisse simple (Paris - Province) ou plus complexe (car le plus souvent la distance se mesure en millier des kms). Par chance des périodes chevauchement au cours desquelles les équipes peuvent interagir en direct sont préservées (ex : France - Inde ; France - US).
Et pourtant la distance est bel et bien là…
Des fuseaux horaires différents, des cultures différentes, des langues différentes accentuent la distance physique. Ils sont autant de freins à une communication et collaboration efficaces…
à nous de réduire au maximum cette distance !
Dans ce contexte, le rôle du ScrumMaster, non pas Super Héros mais ultra FACILITATEUR est primordial.

Parfois, ces ScrumMaster nous réservent de belles surprises comme Mickael qui oriente sa webcam de sorte que chaque membre de l’équipe salue Keith (plein écran) en arrivant au Daily Scrum.

Ce rôle de ScrumMaster l’amène à se mettre au service de l’équipe en envoyant au préalable au membre distant des photos à jour du Taskboard pour que celui-ci puisse suivre plus aisément les échanges ou encore en jouant le rôle de l’automate au taskboard.

Des gestes simples, des personnes motivées et souriantes, ça marche!… dés lors que ces personnes ont appris à se connaitre et ont eu l’occasion de travailler ensemble pendant quelques semaines sur le même site : ces séjours pour apprendre à se connaître et visites fréquentes sont UN PREREQUIS.
Avec le recul voici quelques leçons apprises
- Prévoir un rapprochement des équipes au démarrage (court ou moyen séjour jusqu’à 2 mois par exemple)
- Encourager les visites fréquentes (dans les 2 sens)
- Sensibiliser sur les dimensions culturelles des pays concernés
- Abuser de tous les modes de communication possibles (messagerie instantanée, net meeting, skype, téléphone, wiki…)
- Partager les outils et pratiques de développement, a must!
- Conserver mais adapter les cérémoniaux Scrum (Daily, Sprint Planning, Review et retrospective) au mode distribué pour garder TOUTE l’équipe engagée et assurer l’efficacité de ces RDV
- Faire simple à l’oral; en faire un peu plus à l’écrit
- Trouver un ScrumMaster, convaincu des bienfaits de l’agilité, motivé et prêt à relever le challenge du mode distribué
- Bénéficier d’un Management “agile” et compréhensif (toujours prêt à lever les obstacles et conscient des investissements à réaliser)
Mais au final, la CLE reste la CONFIANCE… les équipes doivent apprendre à se connaitre, se respecter et se faire confiance, le reste suivra!
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Posté par jc-QualityStreet le 25 avril 2007
Gérer des itérations en timeboxing (”la date de fin d’une itération est fixe, on ne la bouge pas ; en cas de difficultés, on peut jouer sur le contenu à réaliser en le reportant par exemple à l’itération suivante”) est le premier principe à respecter quand on s’engage dans le développement offshore, un contexte dans lequel les méthodes traditionnelles (cycle en V…) ont clairement montré leurs limites.
Vincent Massol, dans son livre blanc « Le Développement Offshore Agile » , nous explique pourquoi l’utilisation des méthodes agiles en Offshore est essentielle. A l’arrivée,
L’agilité diminue le risque projet dû à l’éloignement
L’agilité permet de réaliser des projets complexes en Offshore
L’agilité permet d’augmenter la productivité en soignant la motivation des équipes
D’ailleurs, l’utilisation de courtes itérations et le timeboxing, est une de ses 10 règles d’or permettant d’assurer le succès de projets de développement Offshore.
Itération, Timeboxing, il existe désormais un véritable consensus parmi les experts français du domaine (Développement Offshore) ; Eric O’Neill va lui aussi dans ce sens dans son livre « Conduite de projets informatiques offshore » :
Le processus itératif est primordial pour gérer efficacement un projet en Offshore. C’est le seul moyen de juger de l’avancement du projet et d’en tirer les conclusions pour améliorer les points faibles.
C’est pour lui l’une des clés de la gestion de projet.
En terme de méthodologie, les instantiations du Processus Unifié (notamment RUP ou AUP), simplifiées, réorganisées et réorientées pour s’adapter aux contextes offshore semblent faire l’unanimité parmi ces spécialistes.
Outre l’itératif, UP dans ce contexte bénéficie de réels points forts : “la gestion des exigences ” (sur la base d’une liste des exigences et de cas d’utilisation, ici les “User stories” ne sont pas forcément des plus adaptées), ” une documentation adaptée” (juste ce qu’il faut), “des build permanents“, un focus sur les tests (unitaires et autres en fonction des exigences) …
Si l’on ajoute des principes de gestion de projets plus agiles (un “scrum daily meeting”, deux trois fois par semaine, le “burndown chart”…), des moyens communication adéquats et l’intégration des activités et livrables de l’ergonome, on peut obtenir des résultats intéressants…
Dans tous les cas, vous pouvez aussi suivre les précieux de conseils de Martin Fowler, fondés sur l’expérience réussie de ThoughtWorks, acteur majeur de l’offshore, notamment entre Inde, USA et UK, et qui prône depuis quelques années l’adoption des principes agiles pour ce type de projets.
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Posté par jc-QualityStreet le 11 avril 2007
Certains ont choisi de mixer offshore et Méthodes Agiles avec succès…
Envisager le développement informatique Offshore (c’est à dire la sous-traitance d’un développement informatique dans un pays éloigné) ou passer d’un mode de développement “séquentiel” aux méthodes agiles, sont deux stratégies différentes répondant pourtant aux mêmes besoins de la part des entreprises:
- Baisser les coûts de développement
- Augmenter la flexibilité des équipes
- Réduire les délais de mise en marché
- Améliorer la qualité
On sépare souvent ces deux statégies argumentant qu’Offshore et Méthodes Agiles ne font pas bon ménage, que l’Offshore va à l’encontre des principes Agiles…
Depuis quelques années, certaines sociètés ont pourtant fait le pari de mixer les deux approches espèrant un cumul des bénéfices de chaque stratégie et donc un avantage concurrentiel évident. C’est ce que tend à démontrer ce rapport de Forrester, signé Stéphanie Moore et Liz Barnett…
Plus récemment, l’agilité est apparue comme une réponse aux échecs des premières tentatives Offshore opèrées par quelques éditeurs de logiciels et SSII, comme un remède aux problèmes de communication, au manque de visibilité sur l’état d’avancement du projet, aux dérapages budgétaires, ou encore aux livraisons non adéquates.
Mais tout n’est pas si facile et des adaptations sont nécessaires… encore une fois le Processus Unifié semble être un bon compromis, toujours avec notre dose de SCRUM et une forte implication de l’ergonomie tout au long du projet.
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