12 March 2010

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Ergonomie des Portails d’entreprise : une conception modulaire… et ludique

Posté par jc-Qualitystreet le 3 décembre 2009

Le rôle d’un portail d’entreprise est de fournir un point d’interaction unique et homogène à toutes les applications du Système d’information.

Aujourd’hui le portail d’entreprise doit répondre à de nouvelles exigences … mais seule une conception modulaire peut les satisfaire et garantir une expérience utilisateur riche et réussie.

La modularité  se mesure dans la capacité qu’ont les composants du portail d’entreprise d’être séparés et recombinés, tant d’un point de vue fonctionnel qu’ergonomique. Elle confère au portail à la fois simplicité, cohérence, flexibilité et évolutivité, attributs attendus des portails nouvelle génération.

Certes, la conception ergonomique et fonctionnelle d’un portail d’entreprise reste avant tout centrée sur l’activité des utilisateurs finaux, mais se transforme, dans une approche hautement modulaire, en un véritable jeu de construction hiérarchisé et fondé à la fois sur un système de BLOCS et de CONNECTEURS.

Portail d'entreprise et conception modulaire
Portail d’entreprise et conception modulaire

 

 DES BLOCS …

Les blocs sont de taille différente et intègrent en leur sein contenus et fonctionnalités.

Unité de base du système et intégré à la page Web, le bloc simple est l’élément dont l’utilisateur final est le plus familier. De hauteur et de largeurs variées, il se découpe en trois zones et possède :

  • une zone d’en tête «Header» laissant apparaître un titre et diverses fonctionnalités, le plus souvent de contrôle du bloc (maximiser, réduire, fermer, afficher, masquer …)
  • une zone centrale composée d’une grande variété de contenus (texte, tableaux, graphiques, vidéos, cartes interactive, et widgets en tout genre)
  • une zone Footer, facultative, dont le traitement visuel et fonctionnel diffère très largement selon les contextes.

Les blocs simples peuvent être ou non regroupés (en Vue et/ ou en Groupe de blocs ).
Leur association donnera ensuite naissance aux pages web, qui elles-mêmes associées, constitueront les rubriques qui au final formeront le PORTAIL D’ENTREPRISE (BLOC le plus élaboré). 

ET DES CONNECTEURS

Les connecteurs permettent quant à eux d’agir et de lier les blocs entre eux. On peut les regrouper pour l’essentiel en trois catégories:

  • Éléments de contrôle et d’interface : Il s’agit d’actions portant sur le bloc lui même (maximiser, réduire, fermer, désactiver et d’autres actions plus évoluées relatives à l’apparence et au positionnement), de fonctionnalités de confort (imprimer, télécharger, envoyer à un ami, créer un PDF…), de paramètres d’affichage du contenu, depuis le nombre d’items à afficher jusqu’au sélecteur de date et de produits
  • Éléments de navigation : Il s’agit essentiellement des barres de navigation principale et secondaire permettant de naviguer de rubriques en rubriques et de pages en page au sein de l’arborescence. Les items de la zone « utilitaires » (affichés le plus souvent en haut de page) relèvent de cette catégorie, tout comme la navigation contextuelle (entre pages et / ou blocs), les onglets intrapage, et les différentes vues d’une même page…
  • Éléments sociaux et collaboratifs : Il s’agit de fonctionnalités permettant d’engager des utilisateurs avec d’autres autour d’une thématique donnée affichée par exemple sur un bloc simple (annoter, commenter, tagger, voter, recommander…)

 Bref, choisissez, déclinez et arrangez vos blocs, liez-les par les connecteurs les plus appropriés, et surtout AMUSEZ-VOUS !

Situation de travail informatisée: Processus, activité et ergonomie

Posté par jc-Qualitystreet le 22 septembre 2009

La situation de travail se définit comme le contexte concret où les hommes réalisent une production matérielle ou immatérielle, dans des conditions de travail et de sécurité données. Manuelles, outillées, désormais informatisées et mobiles, les situations de travail n’ont cessé d’évoluer …

Dernier stade de cette évolution, les situations de travail informatisées, mettent en relation l’individu et un système informatique (ordinateur) pour la réalisation d’une tâche. .

Comment comprendre les situations de travail informatisées ?

Appuyez-vous sur ce modèle …

situation-de-travail-informatisee

Et concrétement:

  • Etudier de manière approfondie l’activité des utilisateurs (le cœur de la situation de travail) et les processus métiers dans laquelle elle s’exécute
  • Etudier précisément chaque déterminant de l’activité, avec une attention toute particulière sur les Interfaces Utilisateurs
  • Mesurer les effets de la situation de travail à la fois sur l’utilisateur et l’entreprise

Le modèle décortiqué

L’activité de l’utilisateur a trois composantes :

  • Physiques (vision, audition, mobilité)
  • Intellectuelles (mettant en jeu divers processus cognitifs: résolution de problème, prise de décision, mémorisation, apprentissage…)
  • Sociales et de coopération (communication, collaboration, coordination …)

Elle a aussi plusieurs déterminants :

  • Le poste de travail et interfaces Utilisateur (dans un contexte Business to Employee, c’est par exemple le Portail d’entreprise dont le rôle est d’instrumenter l’activité de l’utilisateur autour des processus métier de l’entreprise)
  • L’organisation du travail (situation socio-économique de l’entreprise, durée du travail, horaires, rythmes et cadences de travail, organisation des équipes, hiérarchie …)
  • L’environnement de travail (espace de travail, ambiances physiques comme l’éclairement, le bruit, flux de personnes…)
  • Les contenus et objectifs du travail («la tâche» à réaliser et ses attributs, services à assurer, contrôles à effectuer, consignes, modes opératoires…)
  • Les caractéristiques de l’utilisateur (âge, sexe, qualification, formation, expérience, savoirs, savoir-faire, savoir-être, ancienneté, statut, handicaps, motivation …)

Une fois réalisée, l’activité aura des effets à la fois sur :

  • l’utilisateur (notamment en termes de charge de travail, de connaissances, compétences, de satisfaction …)
  • l’entreprise, principalement en terme de productivité.

Testez vous-même l’interface du G1 - Android !

Posté par jc-QualityStreet le 12 octobre 2008

T-Mobile a mis en place un émulateur vous permettant d’explorer de manière interactive et réaliste l’interface utilisateur du G1…

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Au service de l’Expérience Utilisateur …

Posté par jc-QualityStreet le 20 avril 2008

Je donnais dans un précèdent billet une définition et ma vision de l’Ergonomie informatique, une vision partagée -et c’est heureux - par beaucoup…
Mes terrains de prédilection, les sites Internet, les applications web et les logiciels. Et, quand j’interviens en tant qu’ergonome sur un projet informatique, je suis avant tout au service de l’Expérience Utilisateur dans un registre qui peut être trés large.
Voilà pourquoi, je me retrouve complètement dans ce schéma de Jesse James Garrett, issu de “The elements of User Experience” : que je vous invite à redécouvrir et qui est un bon résumé de mes interventions “ergo”. A ce propos, n’hésitez pas à me dire s’il vous correspond aussi …


Jesse James Garrett’s Elements of User Experience: http://www.jjg.net/elements/

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Design d’interface : de l’humilité, de l’itératif … et de l’agilité

Posté par jc-QualityStreet le 26 février 2008

Le design d’interface, à l’instar du processus de développement qui l’englobe, ne peut être qu’itératif.
Plus qu’un constat, une réalité, à laquelle nous sommes confrontés tous les jours.

En effet, faire du design d’interface:

  • C’est prendre le temps d’envisager plusieurs possibilités, plusieurs solutions, pour aboutir à la solution finale (souvent mélange des précédentes ou fruit d’un compromis). Que toutes ces solutions, ces essais soient parfaits est évidemment impensable !
  • C’est aussi accepter que les besoins de nos clients, utilisateurs évoluent, le plus souvent en réaction à ce que nous proposons. Il est illusoire en effet de croire que nos interlocuteurs savent précisément ce qu’il veulent au tout début d’un projet.
  • C’est enfin s’appuyer sur les autres et aller chercher le feedback pour comprendre, avancer, simplifier, améliorer les interfaces qu’on propose. La première interface est rarement la bonne.

Autrement dit, collaboration, feedback et contrôle du changement sont devenus des dimensions clés de nos métiers; des éléments qui ont du mal à s’exprimer dans des cadres trop rigides (tout est dans la mesure) ou trop cloisonnés…

Quand j’ai découvert les Méthodes Agiles il y a quelques années, j’ai immédiatement accroché la dessus … feedback (recherché, intégré … permanent), collaboration amplifiée, acceptation du changement, tous trois placés au centre des débats, identifiés dans plusieurs bonnes pratiques et “institués en tant que principes de base. Waou !!!

Il est clair que l’ergonomie, le design d’interface peuvent trouver dans l’agilité (XP, SCRUM, OpenUP) des leviers inespérés, alors pourquoi dans la pratique, design d’interface et Agilité ont-ils tant dans de mal à cohabiter !
Comment y remédier ?
Quelques éléments de réponse dans mon manifeste pour une ergonomie Agile