Posté par jc-QualityStreet le 29 octobre 2007
L’ergonomie c’est aussi des normes, normes qui sont parfois trés opérationnelles comme cette norme d’ergonomie AFNOR, Évaluation des produits logiciels : Définition des critères ergonomiques de conception et d’évaluation des interfaces utilisateurs, norme française, 1991. …
7 critères pour vous aider à construire et à cadrer vos évaluations ergonomiques “expertes” , guider vos conclusions et structurer vos rapports …
7 critères sur lesquels vous appuyer pour la conception d’applications informatiques, en plus des principes classiques de conception d’interface, notamment visuels (symétrie, alignement, équilibre, groupement, distinction, simplicité …) et des 30 concepts-clés d’utilisabilité récemment traduits et adaptés par Sébastien Billard.
Les 7 critères pour l’évaluation et la conception d’interface:
- Compatibilité
- Homogénéité
- Guidage
- Souplesse
- Contrôle explicite
- Gestion des erreurs
- Concision
Tiens Tiens … CONCISION j’en parlais justement dans ce billet : Simplicité : en fait tout s’explique ….
Toutefois, n’oubliez pas qu’une réflexion en termes de buts , de Profils Utilisateurs (Personas) et de contexte d’usage est toujours essentielle, et que des validations utilisateurs (formelles ou informelles …) doivent être recherchées le plus possible.
Pour les amateurs de normes, je m’attarderai à l’occasion, dans un prochain billet, sur l’ISO 9126 « Génie du logiciel — Qualité des produits », une norme également très opérationnelle sur laquelle Ergonomes, Analystes et Spécialistes QA peuvent facilement s’appuyer dans les projets de conception de logiciels. Cette norme m’a notamment servi pour définir certains aspects de ma Liste des Exigences.
Posté par jc-QualityStreet le 23 octobre 2007
Une charte ergonomique est un référentiel qui définit les spécifications ergonomiques de conception (principes de navigation, présentation des informations, éléments d’interaction et de dialogue …) pour une application (ou plusieurs si elles relèvent de la même technologie, par exemple, l’ensemble des applications Web d’un Editeur).
On me demande presque toujours sur un projet nouveau, si je vais proposer un tel Guide d’ergonomie et surtout quand il sera disponible… comme si ce référentiel pouvait à lui seul garantir que l’interface sera « conviviale »
Or, ce qui compte pour moi avant tout, c’est de déterminer quand cette charte sera la plus utile et la plus pertinente pour les équipes de développement, sa granularité, et tout simplement la valeur d’un tel référentiel sur mon projet.
En somme, je ne la propose pas systématiquement … une charte ergonomique, ce n’est pas une DEMARCHE ERGONOMIQUE !
Par ailleurs, j’opte de plus en plus pour une vision allégée de charte ergonomique, gérée en configuration, décrivant dans un premier temps la posture de l’application, son squelette, la forme générale de l’interface, et enrichie ensuite de manière incrémentale. J’utilise alors pour illustrations le contenu (Storyboard, Wireframes) des itérations sur lesquelles j’interviens.
Documentation, juste ce qu’il faut … rédiger des chartes d’une centaine de pages, certes visuelles mais pas toujours lues, comme j’ai pu le faire dans le passé, c’est bel et bien terminé ! certes c’est détaillé, c’est précis, “ça flatte l’ego” mais au bout du compte, le plus intéressant dans une charte ergonomique, c’est quand vos principes majeurs sont discutés, appliqués et quand 1 ou 2 développeurs motivés s’approprient votre référentiel, le décortiquent et le transforment tout ou partie en composants réutilisables.
C’est à ce moment là que les gains sont les plus forts : Ergonomie standard, juste et cohérente, Homogénéité des interfaces, Rapidité et Qualité des développements.
Bref, on élimine pas mal de zones d’incertitude !!
Posté par jc-QualityStreet le 9 octobre 2007
Et tout d’abord, cet excellent visuel (issu de Create Passionate Users)

Et peut être la cause du probléme:
“Loading software products with a laundry list of features is the lazy approach to marketing : we don’t know what the customers will value, so we put in lots of features in hopes that customer will find some things they like” — Mary & Tom POPPENDIECK Implementing Lean Software Development
C’était donc ça !!!
Plus sérieusement, « Faites simple » est le message clé que j’essaie de faire passer auprès de mes différents interlocuteurs.
Et, la simplicité ne se joue pas seulement au niveau des fonctionnalités (comme l’illustre remarquablement le schéma ci-dessous, l’un de mes favoris), elle se joue aussi et pour beaucoup au niveau du Design d’interface. Dans tous les cas, l’impact sur les utilisateurs est énorme … Rappelez vous … une interface efficace, efficiente et satisfaisante …
D’ailleurs, dans mes évaluations ergonomique expertes, j’appelle ce critère « CONCISION » (adaptation plus parlante selon moi du critère « Charge de travail », et des sous critères « Brièveté » et « Densité informationnelle » de Bastien et Scapin) et je l’utilise très souvent.
Posté par jc-QualityStreet le 30 septembre 2007
Vous êtes nombreux à m’avoir sollicité sur cette question de l’Ergonome Agile :
en quoi consiste concrètement son travail dans des contextes UP, OpenUP, XP, SCRUM, DSDM ou Lean ?
Comment intégrer l’Expérience Utilisateur, le Design d’Interaction et le Graphisme dans un projet appliquant l’une de ces nouvelles méthodes, dites Agiles (car opposées aux cycles de développement traditionnels, en cascade ou V) ?
Tout d’abord, un constat : l’intégration d’une conception centrée utilisateur dans un contexte Agile n’est pas aisée, l’ergonome n’est pas attendu, et s’il ne parvient pas à prouver rapidement sa plus value, ou pire s’il retarde les équipes de dév. … on le sortira poliment du projet, c’est ça le Lean Thinking !!
Pourtant, croyez-moi les projets Agile ont un réel besoin d’ergonomie !!
L’ergonome Agile introduisait la nécessité pour nous autres Ergonomes ou Spécialistes de l’Interface Utilisateur, d’adapter notre démarche, nos outils et nos ivrables pour une collaboration plus efficace au sein d’équipes fonctionnant en mode itératif, incrémental. Cet article vous présente donc quelques pistes concrètes d’intégration de notre démarche mais n’hésitez pas à me contacter si vous voulez en savoir plus …
« … Le temps est donc venu pour l’ergonome de devenir Agile … », telle était donc ma précédente conclusion, mais quelles spécificités du profil de l’Ergonome Agile vont rendre sa collaboration plus efficace et surtout plus efficiente ? Quelles dimensions de son activité seront bénéfiques au projet, au client, aux utilisateurs finaux et en quoi son intervention donnera-t-elle satisfaction à l’équipe de développement ?
D’ABORD LE PROFIL DE L’ERGONOME AGILE
L’ergonome Agile possède…
WAIT! There is more to read… read on »
Posté par jc-QualityStreet le 18 septembre 2007
13 règles d’or proposées par Jakob Nielsen: c’est clair, c’est précis (on pourrait facilement les inclure dans une charte ergonomique).

Et surtout c’est très précieux pour éviter les dérives, et tout usage inapproprié. Car croyez-moi, des onglets utilisés là où il ne fallait pas, j’en ai vu et malheureusement j’en vois encore !! Voilà de la bonne ergonomie web.
Posté par jc-QualityStreet le 7 juin 2007
Après le chef de projet Agile … l’Ergonome Agile
L’agilité véhicule pas mal d’idées reçues. Je me suis attaqué à l’une d’entre elle en soulignant la forte complémentarité entre Offshore et Méthodes Agiles. Pour autant, d’autres mythes circulent souvent à propos de ces méthodes:
- « Pas de documentation », (au contraire la doc. existe mais on va à l’essentiel, Juste ce qu’il faut)
- « Pas de discipline, pas de planning » (au contraire, les dates sont fixes -Time boxing-, le contenu des plannings est même plus précis puisque réactualisé à chaque itération, les jalons sont posés : la visibilité est un vrai point fort),
- « ERGONOMIE ET METHODES AGILES NE FONT PAS BON MENAGE »: là malheureusement, il y a du travail …
Pour avoir sa place dans des équipes Agile, l’Ergonome doit selon moi adapter sa démarche (plus de pragmatisme et de réactivité; d’ailleurs Dan Saffer, d’Adaptive Path, va dans ce sens), adapter ses outils (pour plus d’efficience), adapter ses livrables (en allant à l’essentiel mais toujours en fonction de ses destinataires) … et surtout convaincre de l’utilité de son rôle (soyez rassuré, tout cela, je le détaille trés précisément, profil et activités, dans mon Manifeste pour une Ergonomie Agile). Cela passe par la démonstration :
- Du recouvrement possible par l’ergonome d’activités parfois délaissées par les équipes de développement (du côté du besoin, des exigences, de la validation), preuve de sa polyvalence
- De sa forte expertise et de sa plus value sur toutes les problématiques d’Interface Utilisateur
- De son savoir faire dans le dialogue et la communication avec les utilisateurs au travers d’interviews, de réunions de validation, de tests utilisateurs ou d’ateliers de travail (fonctionnels ou de conception).
Biensûr des différences entre les deux approches existent, mais en contrepartie, l’ergonome peut bénéficier de leviers forts (des conditions trés favorables pas toujours présentes dans les cycles traditionnels) sur lesquels il va pouvoir asseoir son action: livraisons fréquentes, validation continue, coopération et implication forte des clients et utilisateurs tout au long du projet, accent mis sur la simplicité.
Ainsi l’ergonome a longtemps cherché (et cherche toujours, il n’a guère le choix) à intègrer une démarche de conception centrée Utilisateur (de type ISO 13407 ou “Usability Engineering Lifecycle” de Mayhew) à des cycles de développement logiciel traditionnels (cascade ou V).
Récemment et cette fois dans une perspective itérative et incrémentale, le RUP (instanciation la plus connue, la mieux documentée mais aussi peut être la plus lourde du Processus Unifié) a permis de démocratiser en ingenierie logicielle des termes comme UI Designer, Usability, User Testing, User Experience (en plugin svp).
Aujourd’hui, des groupes de discussion influents tel que « Agile usability » et des personnalités (Jeff Patton, Alain Desilets, Larry Constantine, Scott Ambler…) cherchent à aller plus loin; parallèlement les méthodes Agiles se font connaître en France:
le temps est donc venu pour l’Ergonome de devenir Agile.