12 March 2010

Inscrivez-vous au Flux RSS

Ergonomie Web : 8 conseils pour mieux vendre sur Internet

Posté par jc-Qualitystreet le 7 avril 2009

Ou quelques éléments d’ergonomie et marketing web bien pensés proposés sur Smashing Magazine par Dmitry Fadeyev (Usability Post), conseils que je me suis permis de traduire et de commenter.
Inutile de vous dire que je bien en phase avec ces 8 conseils même si selon moi la combinaison Personas - Ergonomie incitative est trés largement facilitatrice et tout aussi déterminante.

 

Conseil 1 : Avant tout suggérer

L’art de la suggestion, du subliminal est depuis toujours une clé du marketing. Sur le web (comme dans d’autres contextes), il s’agit de véhiculer des valeurs, un message, des sensations, un sentiment par des images et par un ensemble de visuels. Peu d’espace, peu de temps: chez nous c’est le subtil boulot du DA (Directeur Artistique).

 

Conseil 2 : Prévenir l’indécision

C’est éviter de multiplier les options pour ne pas réveiller cette fameuse “paralysie du choix” qui nous guette tous ! Faciliter la vie du visiteur en réduisant donc le nombre d’options mais aussi en l’accompagnant, en le guidant dans son choix est plus que jamais nécessaire. D’autres formes sont possibles : mettre en avant les éléments les plus populaires, la recommandation ou encore un choix par défaut.
Ce conseil rejoint une loi que j’applique tous les jours en conception d’interface : la loi de Hick (”il est plus facile de décider parmi un nombre réduit d’éléments”)…
La concurrence est rude et l’internaute n’a pas de temps à perdre : allez à l’essentiel et simplifiez lui la vie !
highrise
 

Conseil 3 : Montrer le produit

Une image vaut plus que 10000 mots, cela semble évident mais ce n’est pas encore acquis… et pourtant l’apparence et le look restent toujours d’énormes critères de choix chez les acheteurs. Des boites comme 37 signals l’ont compris depuis longtemps … screenshots, demo feedback et bouche à oreille !
dashboard
 

Conseil 4 : Laisser les gens essayer

Dans d’autres contextes que le web,  c’est aussi une évidence. Essayer un produit, c’est engageant, au moins un minimum, et parfois l’essayer c’est l’adopter :)
basecamp
 

Conseil 5 : AIDA

A…I…D…A, c’est à dire capturer l’attention (levier incitatif), gagner son intérêt (explication, description) , générer un désir (les gains) et pousser à l’action (call to action).
AIDA c’est donc jouer sur toute une somme de leviers incitatifs (positionnement, orientation, visuels, forme, accroche, couleur, typo …), mis en scène, orchestrés dans un seul objectif : L’ACTION

Conseil 6 : Guider l’attention

Dans le prolongement du point précédent: c’est capturer l’attention puis la guider jusqu’à l’objectif final : la vente ! Cela se joue sur une page ou sur un enchaînement de pages par la définition de parcours clients ultra scénarisés.
businesscatalyst
 

Conseil 7 : Toujours proposer une suite, des moyens d’actions complémentaires

C’est tout simplement ne pas abandonner l’utilisateur au beau milieu du site, toujours travailler le flux pour ne jamis pas perdre son attention. L’idée est bien évidemment de lui proposer des actions à haute valeur ajoutée, en lien avec vos objectifs Business : S’inscrire, Commander, Avoir de l’info + poussée…

 

Conseil 8 : Guider le regard en exploitant le diagramme Gutenberg

Il y a bien une tendance de lecture (du haut à gauche en bas à droite) : c’est très occidental, mais trés juste : on lit de gauche à droite et de haut en bas. Alors certes il y a des zones d’accroche plus importantes que d’autres (cf Eye Tracking) mais il existe surtout un flux de lecture auquel on ne peut échapper.
Toute une mise en scène est donc à travailler en fonction de ce flux, avec un point de départ en haut à gauche, des points d’accroche intermédiaires dans la diagonale et une terminaison en fin de diagonale (l’action recherchée). L’exemple ci-dessous en est une parfaite illustration:
goodbarry_gutenberg

Au service de l’Expérience Utilisateur …

Posté par jc-QualityStreet le 20 avril 2008

Je donnais dans un précèdent billet une définition et ma vision de l’Ergonomie informatique, une vision partagée -et c’est heureux - par beaucoup…
Mes terrains de prédilection, les sites Internet, les applications web et les logiciels. Et, quand j’interviens en tant qu’ergonome sur un projet informatique, je suis avant tout au service de l’Expérience Utilisateur dans un registre qui peut être trés large.
Voilà pourquoi, je me retrouve complètement dans ce schéma de Jesse James Garrett, issu de “The elements of User Experience” : que je vous invite à redécouvrir et qui est un bon résumé de mes interventions “ergo”. A ce propos, n’hésitez pas à me dire s’il vous correspond aussi …


Jesse James Garrett’s Elements of User Experience: http://www.jjg.net/elements/

WAIT! There is more to read… read on »

Ergonomie Incitative et Personas … pour plus d’efficacité et d’efficience

Posté par jc-QualityStreet le 22 février 2008

L’un des premiers bénéfices des Personas est de proposer une vision partagée des Utilisateurs, mais les Personas permettent aussi d’orienter fondamentalement les choix d’interface…

Et c’est justement à ce niveau que l’Ergonomie Incitative (c’est à dire l’art de susciter un comportement, un désir) peut admirablement compléter, s’appuyer et appuyer, ainsi que prolonger la démarche engagée avec les Personas.

Quelques exemples:

ZYLOM

2 personas : Maria et Sophie dont les buts principaux sont de jouer en ligne, de récupérer une version du jeu pour pouvoir jouer offline et d’obtenir de l’aide si elles en ont besoin.

Impact sur le design d’interface : couleur, forme, taille, positionnement, agencement, structure de la barre de navigation

VISTAPRINT

2 personas : Nancy qui veut un site de confiance et un site où il lui est facile de créer ses outils marketing et Howard qui veut créer ses produits marketing le plus vite possible.

Impact sur le Design d’interface : Côté Nancy, couleur, forme, typographie, positionnement, promesse, visuel d’une personne pour se différentier et pour rassurer; côté Howard, une proposition structurée, une vue globale mais accessible, synthétique et visuelle de l’offre.

Les deux techniques, Personas et Ergonomie Incitative, sont trés complémentaires et toutes deux orientées buts / tâches: leur combinaison est donc plutôt efficace, quel que soit le degré d’incitation envisagé (fort, partiel ou par petites touches sur quelques éléments bien ciblés).

BANKWEST

MICROPLACE

Imaginons…

Vous avez 2 personas principaux dont vous devez satisfaire impérativement et en priorité les buts.

Votre démarche Persona, votre réflexion centrée buts et utilisateurs vous permettent d’identifier:

  • leurs buts principaux
  • ce qui va déclencher leurs actions
  • ce qui peut les influencer
  • ce qui peut les freiner ou les faire fuir
  • ce qui peut constituer la bonne surprise…

Vous disposez dés lors des éléments nécessaires pour construire une bonne ergonomie incitative source d’efficacité et d’efficience, et pouvez jouer sur les leviers “incitatifs” les plus pertinents dans votre contexte:

  • le positionnement, l’orientation,
  • la surface, la taille
  • la forme
  • les accroches, promesses, mots clés, phrases clés,
  • les visuels (notamment “humains” car suscitant plus facilement l’identification)
  • les couleurs et effets (caractère chaud / froid, saturation, luminosité, contraste …)
  • la typographie

En somme, vos personas vous permettent:

  • de définir quel comportement inciter
  • d’identifier quels éléments de l’interface mettre en avant (ou au contraire masquer)
  • et sur quoi s’appuyer pour susciter l’envie.

Ils vont guider vos choix de conception, à la fois sur la page d’accueil de votre service, tout au long d’un parcours Persona bien défini et sur les divers points d’entrée potentiels, pour au final maximiser l’efficience et assurer une fabuleuse expérience Utilisateur.

Cette pratique est résolument orientée Buts Utilisateurs … Les satisfaire, c’est pour beaucoup satisfaire ses propres objectifs business (susciter l’achat, l’adhésion), même si parfois, en fonction des contextes de communication, des arbitrages seront à réaliser sur le degré d’incitation souhaité.

Évidemment, l’ergonomie incitative n’a pas attendu les Personas pour peaufiner ses techniques, et se rendre indispensable dans l’univers Web actuel…

Voici donc pour terminer un petit “avant / aprés” au niveau des “boutons” d’action (appel à l’action typique) et quelques exemples de bonnes pratiques en la matière:

WAIT! There is more to read… read on »

Personas … et s’ils permettaient (enfin) une vraie Conception Centrée Utilisateur

Posté par jc-QualityStreet le 4 février 2008

Bon, il faut dire que je pourrais vous parler des personas pendant des heures: du pourquoi, du comment, des données, de la façon de les construire (sources, variables, catégorisation, assimilation), de les utiliser, des informations qui les composent et … du caractère essentiel du scénario (dire qu’avant je n’en rédigeais pas !).
STOP, Arrêtez-moi !
Mais cette fois, je voudrais seulement souligner à quel point les personas, sur certains projets, peuvent vraiment changer la donne, notamment dans le travail quotidien de l’Ergonome, ou du Designer d’interface.

Regardez mon cas:

  • Avant : J’utilisais les “Profils Utilisateurs” (dans le cadre ou non d”une ISO 13407) pour décrire les utilisateurs sur mes projets de conception d’application … et croyez-le ou pas, ça n’intéressait pas grand monde :) Ces profils résumaient pourtant les responsabilités, les tâches et décrivaient les classes d’utilisateurs en termes de données démographiques, comportementales, géographiques et psychologiques, sans éléments fictifs, sans scénario … Evidemment entretiens, questionnaires, tests utilisateurs ou doc. divers me servaient pour les établir. Mais au final, rien n’y faisait ; quand j’avais le temps de les faire (…), ça ne suscitait pas un engouement démesuré!
  • Aujourd’hui : J’utilise les Personas pour décrire les utilisateurs cibles du produit à concevoir, et là ça n’a rien à voir. Ils sont au centre de toutes les conversations, on se les arracherait presque !

Les différences: la démarche de construction, plus transparente et plus collaborative, le format de restitution, la précision, ce côté spécifique (ce n’est plus “80% de femme”, “entre 25 et 35 ans”, c’est Sophie, 34 ans).
Ce qui change aussi : le visage humain, l’émotion que les personas suscitent, et le SCENARIO. En effet, même si les personas se fondent sur les même données, ils ont un vrai point fort le STORY TELLING, point fort… car les gens adorent raconter et entendre des histoires !.

Bref, croyez-moi, les Personas mobilisent les foules !!
De cette mobilisation naît le focus sur leurs buts et ce qui les distinguent !

Et là c’est déjà presque gagné… il vous suffit ensuite de valider vos personas, de les confronter sans cesse à votre interface (ce fil rouge dont je parlais) et d’impliquer de vrais utilisateurs en leur faisant évaluer régulièrement vos réalisations.
Pour ce dernier point, appuyez-vous sur les méthodes Agiles; voilà la boucle est bouclée !!