Posté par jc-Qualitystreet le 30 septembre 2011
Ou comment parler Agilité avec l’Exploitation (Production/ Infra…)
Développement et Exploitation (Operations, en anglais, d’où devops) voilà deux mondes jusqu’alors assez éloignés, aux profils, outils, buts et cultures souvent différents qui sont aujourd’hui de plus en plus amenés à TRAVAILLER ENSEMBLE.
La valeur n’existe que si le service (utile et garanti) est rendu !
… et les longs intervalles entre les déploiements en Production peuvent à eux seuls anéantir les efforts d’une organisation pour devenir agile.
C’est clair? C’est l’un des premiers enjeux, crucial dans certains contextes…

devops... un mouvement nécessairement collaboratif
Devops c’est donc avant tout une manière de travailler différemment, un ensemble de techniques COLLABORATIVES pour que les équipes de développement, de tests et d’exploitation travaillent plus efficacement ENSEMBLE. Ce n’est donc ni un rôle, ni une méthodologie. Devops c’est aussi un terme, datant de 2009 (Patrick Debois) et surtout un mouvement actuellement en plein essor, même si ses racines, les problématiques adressées ou les pratiques mises en œuvre sont plus anciennes (fortement liées au développement des méthodes agiles et de leurs pratiques collaboratives mais aussi à un nouvel élan technologique, notamment porté par le cloud).
Pourquoi en sommes-nous amenés à parler d’agilité avec l’exploitation ?
- De nouveaux enjeux comme celui de «Livrer la valeur au plus tôt» (essence même du lean et d’Agilité): des fonctionnalités, des produits développés efficacement et livrés en interne ne rapportent rien tant qu’elles ne sont pas déployées!
- Des problèmes à résoudre:
- Communication difficile du fait du cloisonnement et d’un fonctionnement en silos
- Déploiement difficile (retard, attentes, incidents…)
- Mais aussi des conditions favorables:
- La dynamique organisationnelle Agile: L’AGILITÉ se développe dans l’organisation, et cherche à travailler sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Après s’être attaquée au Développement, elle aborde à la fois le Business et l’Opération
- L’essor des valeurs agiles et d’une profonde volonté de collaborer dans l’Entreprise
- Des facteurs technologiques et organisationnels favorables: Essor du Cloud et des outils de mise en production continue
devops une affaire de culture et d’organisation essentiellement mais pas seulement…
devops c’est:
- pour 30% une affaire d’outils, de code et de processus
- pour 70% une affaire de culture et de communication.
Les efforts doivent donc porter sur ces différents aspects.
La clé reste néanmoins dans la capacité d’une organisation à briser les silos. Aussi la COOPERATION développement / Opérations doit-elle commencer bien avant et se poursuivre bien après le déploiement.
C’est donc notre boulot de coach agile & d’experts agiles de faciliter parfois d’initier ces différents chantiers… travailler ensemble avec toutes les parties-prenantes sur les activités & attentes de chacun est souvent un bon point de départ!
En résumé, l’agilité est à la fois un DECLENCHEUR (faisant naître un sentiment d’urgence moteur du changement) et une PASSERELLE entre les deux mondes qui se concrétise notamment sur le terrain par le mouvement devops, applicable dans tous les contextes organisationnels mais nous aurons l’occasion d’en reparler…
Pour terminer quelques liens et un petit bonjour à Thomas, l’un de ceux qui en parlent le mieux:
http://devops.fr/
http://parisdevops.fr/
http://www.jedi.be/blog/
Posté par jc-Qualitystreet le 28 septembre 2011
Le daily scrum meeting est un des cérémoniaux Scrum, une bonne pratique collaborative mise en place par les équipes Agiles que vous connaissez sans doute pour la plupart d’entre vous. Mais connaissez-vous l’AFTER?…

photo: Karthik Chandrasekarial
Les régles de base du “Daily” sont désormais plutôt bien assimilées:
- “timeboxé” (pas plus de 15 minutes),
- tous les jours,
- tous ensemble
- tous debout
- même place (autour du taskboard),
- même heure
Bref, un vrai point de coordination par l’Equipe, pour l’Equipe (et PAS DE TIME REPORTING!!!!), source d’énergie et qui s’articule par la prise de parole, à tour de rôle, de chaque membre de l’équipe autour de ces 3 questions:
- qu’est ce j’ai fait hier?
- que vais-je faire aujourd’hui?
- qu’est ce qui m’empêche de faire mon travail?
Pour être court et efficace, pour ne pas déborder, il faut aller à l’essentiel; or parfois des questions peut survenir, on a envie d’aller plus loin….
On souhaite souvent s’étendre sur un point, se lancer dans une activité de résolution de problème, certains peuvent se sentir frustrer de pas aborder plus avant une question qui leur chère et qu’ils jugent importantes mais qui ne va pas forcement concerner tout le monde. L’AFTER est fait pour ça!
D’où l’idée de se réserver un After, une plage de 15 à 30 minutes, activable ou non, utilisable si besoin pour prolonger dans la foulée les échanges et démarrer un mini Workshop à 2 ou à plusieurs quand on a besoin d’échanger davantage avec certains membres de l’équipe.
Par défaut, la plage est réservée, pas d’autres Workshop ou autres réunions planifiées…
Voilà ce que certaines équipes que j’accompagne ont mis en place:
- Daily Scrum: 9h30
- AFTER : Jusqu’à 10h
et ça marche plutôt bien…
Posté par jc-Qualitystreet le 27 septembre 2011
Faciliter, c’est aider un Groupe, une ou des personnes, à apprendre, explorer, trouver des solutions, attendre un consensus.

Dans ou Hors Périmètre: au démarrage les choses sont claires
L’art de la facilitation se joue le plus souvent au travers d’outils simples: Vote à 5 doigts, ROTI, Plan d’action ou encore Parking Lot…
L’outil que je vous présente aujourd’hui est tout aussi simple et pour autant crucial!
La liste In/ Out est donc une technique terriblement efficace pour avoir les idées claires au démarrage d’un projet: ce qui relève de notre projet, ce qui ne relève pas de notre projet. Elle constitue notamment une activité à part entière des mes workshops Vision s’articulant à merveille dans des cycles Divergence / Convergence.

In / Out en Workshop Vision. Voilà ce que nous ne ferons pas !
Visuelle, collaborative, cette technique dépasse largement la détermination d’un périmètre projet… Workshops, réunions, Formations, Conférence, Vie de tous les jours, elle se décline à merveille dans toutes sortes de contextes.

In/Out pour une session de conférence ! Si vous devez partir, il est encore temps :)
Soyez inventifs!
Posté par jc-Qualitystreet le 15 septembre 2011
Le Speed Boat fait partie des “Innovation games“, de ces jeux qui, comme le Product Vision Box, Souviens-toi du futur, Buy a feature…, nous rendent bien service dans les ateliers de travail (workshop) menés dans le cadre de nos missions de coaching agile.
Le SpeedBoat permet dans un format ludique, collectif et engageant d’identifier les contraintes, freins, problèmes liés à notre produit ou notre projet, de les prioriser pour enfin planifier des actions pour les dégager!
Le speed boat, un bateau aux multiples facettes…
L’intérêt du Speed Boat est que le jeu peut s’avérer trés utile dans pas mal de contexte, notre bateau représentant selon les cas le projet de développement (qui n’avance pas pour telle ou telle raison…
), notre produit, soumis aux critiques et commentaires de ses utilisateurs ou l’équipe chargée d’amener l’agilité dans l’organisation.

Résultat de notre WorkShop SpeedBoat... vers notre Entreprise Agile
Les règles du jeu
- Le bateau représente notre système, notre produit, notre projet ou notre équipe
- L’objectif du Speed boat, notre produit donc est qu’il aille vite (pour un fonctionnement optimal). Toutefois j’insiste auprès des participants pour qu’ils nous décrivent justement ce qui caractérise ce fonctionnement optimal… Aussi le bateau peut-il se rendre au port ou sur son ile (le but, l’état B dans une perspective de changement) ou posséder telle ou telle caractéristique. Récemment, nous avons représenté l’Entreprise Agile à l’arrivée…
- La position du bateau représente le présent et peut le cas échéant nous donner une idée sur le chemin à parcourir
- Les ancres constituent les freins qui empêchent notre bateau d’avancer, qui le ralentissent ou les choses que nos clients ou utilisateurs n’aiment pas dans notre produit et nuisent à son fonctionnement optimal. Plus elles sont bas, plus elles sont fortes (bon ça c’est à vous de voir!)
- Les flèches vertes représentent les éléments qui le poussent et le font avancer
Facilitation
Plusieurs variantes existent.
Pour ma part, après l’ouverture et la présentation du jeu, j’invite les participants individuellement ou par binôme (selon la taille du groupe), à réfléchir au but à atteindre et aux facteurs favorables puis à le présenter aux autres (temps 1 &2) .
Ensuite il s’agit de caractériser et de travailler les ancres (freins, contraintes, choses qui plaisent pas) individuellement ou en groupe (temps 3) puis tous ensemble d’aller les poser sur le poster (Temps 4).
Le temps 5 consiste à consolider collectivement les ancres puis à les prioriser.
Enfin, j’aime bien terminer par un plan d’action pour dégager les ancres majeures !!
Bref, généralement on passe un bon moment, utile et agréable…
Alors dites-moi vous reprendrez bien un speed boat?