Posté par jc-Qualitystreet le 31 janvier 2011
Le Backlog de produit est cette liste de tous les éléments sources de valeur et nécessaires à l’équipe pour réaliser un produit. C’est le véritable fil rouge d’un projet Agile Scrum.
Vous qui suivez ce blog, vous connaissez peut être déjà les caractéristiques majeures (D.E.E.P.) d’un bon backlog ?

Mon Backlog est DEEP: c'est clair !
Malheureusement, on peut constater que parmi les équipes travaillant dans un mode Agile, encore peu de backlogs de produit répondent aujourd’hui à ces critères de qualité!
Étonnamment (ou pas), la question de l’outil permettant de gérer ce backlog suscite souvent plus d’intérêt… Outils dédiés, payants ou non, Excel, Google spreadsheet mais aussi Sharepoint, Jira voire même QualityCenter (si si je vous assure…)… quel outil choisir? Mais, c’est oublié assez vite, une autre caractéristique du Backlog de produit qui pour moi demeure essentielle: sa dimension physique.
Mon Backlog de produit est avant tout PHYSIQUE
Disposer d’une version physique (postits ou bristols sur un mur) du Backlog de produit, visible et accessible en permanence, est tout simplement indispensable. Accompagné de sa courbe, le BurnUp, c’est selon moi un élément clé du radiateur d’informations.

Backlog Physique: je vois où j'en suis; et là ON TOUCHE AU BUT !
Des bénéfices bien réels…
Le backlog de produit « physique » :
- offre aux yeux de tous (Equipe ou non) une vraie visibilité sur l’avancement du produit: ce qu’on fait, ce qu’on a fait et surtout le chemin restant à parcourir.
La vison du produit nous donne le cap ; le backlog de produit guide nos pas.
- est un signal fort de transparence (valeur forte de l’Agilité), mais aussi la marque d’une vraie volonté d’ouverture et de recherche de collaboration et de feedback
- permet aussi, en plus du produit partiel livré à chaque sprint, de DONNER DU SENS au travail de l’équipe. Proposer & afficher un but, une ambition est une source de motivation et d’engagement désormais reconnue. Le backlog de produit en tant que fil rouge du projet, vient concrétiser tout cela.
- Donne enfin la vue globale, cette “big picture” que CHAQUE MEMBRE DE L’EQUIPE ATTEND, et qu’aucun outil virtuel ne peut à ce jour remplacer.
L’esprit Agile et quelques prérequis
Le coût de création, notamment d’écriture, est un faux-problème (car l’ensemble prendra au final très peu de temps). Toutefois, l’efficacité du backlog de produit physique nécessite:
- Que celui-ci soit affiché, au sein du radiateur d’informations, là où l’Equipe travaille et donc évidemment pas très loin du Product Owner
- Que celui-ci soit partagé et qu’il devienne un élément de discussion entre l’Equipe et le Product Owner. Le backlog de produit physique doit devenir un véritable point de rencontre
- Que celui-ci soit «bichonné» et mis à jour en continu: laisser un backlog de produit à l’abandon dans un coin du mur n’est pas acceptable, c’est le signe que quelque ne va pas.
Trois conditions qui se travaillent au fil des sprints.
Vous l’aurez compris: le backlog de produit, moi j’en suis Fan !
Evidemment, les versions électroniques des backlog de produit restent INDISPENSABLES pour les équipes distribuées évoluant dans des contextes distants. Pourtant, y compris dans ces contextes, il faut savoir revenir à plus de simplicité, et redonner l’outil sa vraie place, c’est à dire « rendre les processus plus efficients et faciliter le travail des personnes ».
L’outil doit rester source de valeur, et ne doit pas ni devenir une contrainte ni une forme de gaspillage.
Posté par jc-Qualitystreet le

J’ai eu le plaisir de participer à l’Edition 2011 de « Internet Marketing » (par l‘EBG, Electronic Business Group) dans la rubrique « Création & Tracking de sites ».

RDV donc page 287 pour les heureux possesseurs de ce très bel ouvrage pour quelques pages intitulées « Créer une experience Utilisateur en mode Agile » avec au programme :
- Les enjeux du marketing interactif
- Quelques rappels sur l’Agilité
- Les bienfaits d’une approche AgileUX pour le marketing interactif
- L’UX et la gestion de projet Web
En bonus, évidemment, un petit focus sur les Personas.
A noter que Valtech est également présent dans le livre au travers d’un cas pratique de nos collègues danois : « Mieux connaitre ses clients pour booster ses ventes en ligne »
Merci à Lubomira et Laetitia (from Valtech of course). Merci aussi à l’EBG.
Posté par jc-Qualitystreet le 25 janvier 2011
Satisfaire le besoin d’un client (tant interne qu’externe) n’est aujourd’hui plus suffisant… non désormais, le challenge grandissant des organisations va au delà de la simple satisfaction, il se joue dans l’art de RAVIR SON CLIENT.
Et tout comme l’Agilité, l’Expérience Utilisateur est un levier fort de ce ravissement…
Expérience Utilisateur ?
“L’expérience Utilisateur englobe tous les aspects de l’interaction de l’utilisateur final avec l’entreprise, ses services et ses produits“
Nielsen Norman Group
De la concision et une grande volonté d’ouverture dans cette définition qui pourtant parvient à mettre l’accent sur les caractéristiques essentielles de cette fameuse Expérience Utilisateur:
- L’interaction
- L’utilisateur final
- La multiplicité des points de contact
- La variabilité des situations
- La complétude et la globalité de l’expérience
Largement associée au plaisir d’usage, l’Expérience Utilisateur ne peut en effet s’envisager que dans sa globalité et ne se vivre que dans un contexte d’usage spécifique, celui du Client.
Ouverture et simplicité: bien souvent les clés de la réussite !
Si votre contexte produit ou projet, c’est l’Agilité, SCRUM… vous serez sans doute intéressé(e) par cette vingtaine d’articles abordant le rapprochement entre L’ergonomie - L’experience Utilisateur et les Méthodes Agiles
Et mon rôle dans tout cela ? Et bien c’est d’être justement au service de l’Expérience Utilisateur!
Posté par jc-Qualitystreet le 24 janvier 2011
Ma liste de critères ergonomiques pour la conception d’interface contient 11 critères. C’est une liste personnelle, établie au départ sur la base des normes & standards existants (ISO 9241, AFNOR Z67 133, Bastien & Scapin, Heuristiques US …), que je m’efforce de partager au quotidien avec les équipes de développement tout en sensibilisant le métier sur la question.
Signifiance : en quoi ça consiste ?
C’est parler le langage de l’utilisateur.
Ce critère concerne la bonne adéquation entre l’objet et son référent, et implique donc de choisir de manière appropriée les mots et les symboles utilisés sur un site ou une application.

Concret - Abstrait
Un regard tout particulier sera donc porté sur le vocabulaire utilisé dans l’interface ou sur le site. Une fine connaissance des cibles et de leur domaine, au travers d’une approche Personas, d’enquêtes contextuelles ou de Tri de cartes est indispensable pour bien appréhender les mots, le langage des utilisateurs.
Dans tous les cas, un vocabulaire simple, précis, concis, explicite, compréhensible et orienté utilisateur doit être privilégié.
L’utilisation d’icônes et d’images présente de multiples avantages (concision et reconnaissance) puisqu’il s’agit d’éléments qui peuvent être interprétés, et donc reconnus plus rapidement que du texte. Toutefois celles-ci doivent être maniées avec précaution : en nombre limité, conventionnelles, sans aucune ambigüités et idéalement associées à un libellé qu’elles représentent.
En bref, les mots et symboles choisi doivent être familiers des utilisateurs.
Quelques exemples de recommandations
- S’assurer que le lien entre l’objet et son référent est le plus direct possible
- S’assurer que les liens et items de navigation ne comportent pas de termes qui risquent de ne pas être compris par la population visée.
- S’assurer que les titres véhiculent ce qu’ils représentent, et sont distincts
- S’assurer que les liens sont explicites dans leur contexte: l’utilisateur doit savoir s’ils renvoient vers une autre page, s’ils ouvrent un document bureautique ou s’ils correspondent à une adresse électronique
- Rendre les règles d’abréviation explicites
- Vérifier la compréhension des icônes avec les utilisateurs cibles
- Utiliser des icônes pour les éléments fréquemment employés
- Accompagner l’icône de son nom
- …
Mauvaise pratique
Exemple (Rowenta)

Des icônes isolées et ambigues sur Rowenta.fr
Quelques bons exemples… So good!
Bonne pratique :

Des libellés concis et explicites
Bonne pratique:

Un choix d'icônes efficace qui respecte les conventions
Bonne pratique:

Association Icône et Libellé: Clair et Explicite
Posté par jc-Qualitystreet le 23 janvier 2011
Ma liste de critères ergonomiques pour la conception d’interface contient 11 critères. C’est une liste personnelle, établie au départ sur la base des normes & standards existants (ISO 9241, AFNOR Z67 133, Bastien & Scapin, Heuristiques US …), que je m’efforce de partager au quotidien avec les équipes de développement tout en sensibilisant le métier sur la question.
Cohérence : en quoi ça consiste ?
C’est fournir à l’utilisateur un cadre stable dans des contextes similaires.
Ce critère concerne la façon dont les choix de conception d’interface:
- localisation des éléments,
- libellés,
- format et design graphique,
- menus,
- navigation,
- interactions…)
sont conservés pour des contextes identiques, et sont différentiés pour des contextes différents.
… 
La cohérence est un élément d’apprentissage essentiel et l’un des principaux leviers permettant d’assurer une utilisation efficiente de l’interface. Du point de vue de la navigation, ce critère est tout simplement crucial : un système de navigation cohérent permettra de ne pas perdre l’utilisateur. Celui-ci pourra ainsi se repérer facilement, anticiper et agir avec plus de sérénité.

Eléments de Cohérence au sein d'une fameuse suite applicative
Plus globalement, la cohérence rend le produit PREDICTIBLE.
Quelques exemples de recommandations
- Proposer des formats d’écrans similaires
- Fournir des mécanismes de navigation cohérents
- Proposer les systèmes de navigation de manière constante sur l’ensemble des pages du site
- Prévoir un lien vers la page d’accueil du site ou de l’application dans toutes les pages
- Prévoir un bandeau de navigation principal présent et identique sur toutes les pages pour se déplacer entre les domaines de l’application
- Regrouper les fonctions transverses dans une zone généralement située en haut à droite de l’écran et maintenir cette position constante sur l’ensemble du site
- Homogénéiser les types d’action associées à un même pictogramme dans l’ensemble de l’application
- Dans le cas d’un lien interne, s’assurer que le libellé du lien est idéalement le même que le titre de l’écran cible
- Utiliser toujours le même format pour les tableaux de données
Mauvaise pratique
Exemple (Nu-Tronics)


Aucune cohérence entre la Home et les pages interieures
Quelques bons exemples… So good!
Bonne pratique (IBM) :


Bonne pratique (Amazon):


Bandeau de navigation Cohérent
Bonne pratique (Banque Postale):


Cohérence (couleur): contextes similaires et différents
Posté par jc-Qualitystreet le 20 janvier 2011
des retours ultra positifs !

Une très grande majorité de 5 et deux votes à 4 pour les 10 participants de cette session
User story Mapping, Vision, Personas, Ateliers Spécifications, Guerilla Usability et bien plus… bref toute l’activité du praticien Agile UX passée au crible durant ces deux jours de formation.

Atelier User Story Mapping
l’opportunité pour les participants de revenir aux fondamentaux mais aussi d’apprendre de nouvelles techniques, de nouvelles pratiques…

Atelier Vision Box

Presentation du Persona "Raoul"
et surtout l’occasion, pour un groupe hétérogène, composé de 7 agilistes confirmés ou non et 3 ergonomes, de se découvrir, de travailler et d’apprendre ensemble pour au final constater que ça marche !

Atelier Persona - Construction du Persona Regis
Bref un super groupe qui a joué le jeu et une session que j’ai variment pris plaisir à animer!
Cette formation Agile UX (Experience Utilisateur Agile) vous intéresse (inter-entreprises ou dans votre organisation), n’hésitez pas à vous inscrire !