Posté par jc-Qualitystreet le 7 avril 2009
Ou quelques éléments d’ERGONOMIE & MARKETING WEB bien pensés proposés sur Smashing Magazine par Dmitry Fadeyev (Usability Post), conseils que je me suis permis de commenter.
Inutile de vous dire que je bien en phase avec ces 8 conseils même si selon moi la combinaison Personas - Ergonomie incitative est trés largement facilitatrice et tout aussi déterminante.
Conseil 1 : Avant tout suggérer
L’art de la suggestion, du subliminal est depuis toujours une clé du marketing. Sur le web (comme dans d’autres contextes), il s’agit de véhiculer des valeurs, un message, des sensations, un sentiment par des images et par un ensemble de visuels. Peu d’espace, peu de temps: chez nous c’est le subtil boulot du DA (Directeur Artistique).
Conseil 2 : Prévenir l’indécision
C’est éviter de multiplier les options pour ne pas réveiller cette fameuse “paralysie du choix” qui nous guette tous ! Faciliter la vie du visiteur en réduisant donc le nombre d’options mais aussi en l’accompagnant, en le guidant dans son choix est plus que jamais nécessaire. D’autres formes sont possibles : mettre en avant les éléments les plus populaires, la recommandation ou encore un choix par défaut.
Ce conseil rejoint une loi que j’applique tous les jours en conception d’interface : la loi de Hick (”il est plus facile de décider parmi un nombre réduit d’éléments”)…
La concurrence est rude et l’internaute n’a pas de temps à perdre : allez à l’essentiel et simplifiez lui la vie !
Conseil 3 : Montrer le produit
Une image vaut plus que 10000 mots, cela semble évident mais ce n’est pas encore acquis… et pourtant l’apparence et le look restent toujours d’énormes critères de choix chez les acheteurs. Des boites comme 37 signals l’ont compris depuis longtemps … screenshots, demo feedback et bouche à oreille !
Conseil 4 : Laisser les gens essayer
Dans d’autres contextes que le web, c’est aussi une évidence. Essayer un produit, c’est engageant, au moins un minimum, et parfois l’essayer c’est l’adopter
Conseil 5 : AIDA
A…I…D…A, c’est à dire capturer l’attention (levier incitatif), gagner son intérêt (explication, description) , générer un désir (les gains) et pousser à l’action (call to action).
AIDA c’est donc jouer sur toute une somme de leviers incitatifs (positionnement, orientation, visuels, forme, accroche, couleur, typo …), mis en scène, orchestrés dans un seul objectif : L’ACTION
Conseil 6 : Guider l’attention
Dans le prolongement du point précédent: c’est capturer l’attention puis la guider jusqu’à l’objectif final : la vente ! Cela se joue sur une page ou sur un enchaînement de pages par la définition de parcours clients ultra scénarisés.
Conseil 7 : Toujours proposer une suite, des moyens d’actions complémentaires
C’est tout simplement ne pas abandonner l’utilisateur au beau milieu du site, toujours travailler le flux pour ne jamis pas perdre son attention. L’idée est bien évidemment de lui proposer des actions à haute valeur ajoutée, en lien avec vos objectifs Business : S’inscrire, Commander, Avoir de l’info + poussée…
Conseil 8 : Guider le regard en exploitant le diagramme Gutenberg
Il y a bien une tendance de lecture (du haut à gauche en bas à droite) : c’est très occidental, mais trés juste : on lit de gauche à droite et de haut en bas. Alors certes il y a des zones d’accroche plus importantes que d’autres (cf Eye Tracking) mais il existe surtout un flux de lecture auquel on ne peut échapper.
Toute une mise en scène est donc à travailler en fonction de ce flux, avec un point de départ en haut à gauche, des points d’accroche intermédiaires dans la diagonale et une terminaison en fin de diagonale (l’action recherchée). L’exemple ci-dessous en est une parfaite illustration:
Posté par jc-Qualitystreet le 4 avril 2009
ou comment faire une gestion des risques vraiment efficace dans un projet Agile ?
Vous vouliez des réponses, en voilà ! …

Risk Board Agile Jc Grosjean
- c’est une activité essentielle de la gestion de projets informatiques
- c’est aussi une brique incontournable du référentiel AGILE-CMMI que quelques clients (conscients du potentiel énorme de la double approche dans certains contextes) commencent à me réclamer
- c’est enfin un ÉNORME point fort de l’Agilité (quand on s’y prend bien), point fort le plus souvent et étonnamment passé sous silence
En quoi la gestion Agile des risques est-elle différente ? Qu’est ce qui la rend extrêmement efficace (bien plus que ….) ?
- Ma gestion Agile des risques est MOINS FORMELLE et se fait dans un esprit “LEAN” (en jouant sur le juste ce qu’il faut et en éliminant les sources de gaspillage potentielles)
- Ma gestion Agile des risques est l’AFFAIRE DE TOUS, PLUS COLLECTIVE (portée par l’équipe du début à la fin du projet)
- Ma gestion Agile des risques est FACILITEE (seulement) par le chef de projet Agile (ou ScrumMaster)
- Ma gestion Agile des risques est avant tout QUALITATIVE
- Ma gestion des risques est OMNIPRÉSENTE
- Ma gestion Agile des risques propose des points de contrôle et de surveillance beaucoup PLUS NOMBREUX et beaucoup PLUS FRÉQUENTS
ET concrètement comment ça se passe ? ce qui nous intéresse c’est l’opérationnel
Contextes pur Agile (SCRUM, XP) ou Agile-CMMI, peu importe… dans les deux cas il y a nécessairement un changement culturel important : la gestion des risques doit appartenir à l’équipe; elle est portée par l’équipe et va s’appuyer (fortement) sur un important travail de facilitation du Chef de Projet Agile.
Dans les grandes lignes, voilà à quoi ressemble une gestion Agile des risques:
- Un travail de planification de la gestion des risques est nécessaire au démarrage (ou à la signature) du projet Agile; ce court exercice relève selon moi d’un Process AGILE et insiste sur le caractère la fois ORGANIQUE (intégrée) et SPÉCIFIQUE (au travers de nombreux RDV) de la gestion Agile des risques. Il s’accompagne d’un petit guide prêt à l’emploi décrivant catégories, paramètres de risque, divers conseils peuvent aider notre chef de projet agile dans son activité de facilitation.
- En sprint 0, les risques seront identifiés et priorisés selon les paramètres classiques (probabilité d’occurrence et impact potentiel), c’est classique mais fait en équipe
- Ensuite à chaque sprint:
- les risques sont identifiés à tous les RDV du sprint (réunion de planification, Daily SCRUM, revue de sprint, rétrospective)
- les risques sont analysés et gèrés (recherche de diminution ou autre stratégie contenir, accepter, éviter) à tous les RDV du sprint (réunion de planification, Daily SCRUM, revue de sprint, rétrospective)
- les risques sont surveillés en permanence grâce au RISK BOARD présent sur le radiateur d’informations, et grâce au Burndown Chart
- Plus formellement, chaque début (réunion de planification) et chaque fin de sprint marquent des jalons plus formels pour la gestion Agile des risques: volet dédié dans l’ordre du jour, fiche de synthèse à chaque fin de sprint incluant une partie risque (ce point est d’ailleurs une exigence remontée par quelques chefs de projet à notre groupe de travail Agile-CMMI)
- Le RISK BOARD devient le support collectif de la gestion des risques, support aux vertus incroyables ! Tester votre gestion des risques avec ou sans, vous comprendrez la différence; c’est encore plus fort que les pilules rouges de Jeff Sutherland :) . On me demande souvent quoi placer sur un radiateur d’informations, et bien voilà quelque chose d’essentiel !
Et le Mapping avec CMMI / PMI ?
Vous avez là véritablement la première brique d’un référentiel AgileCMMI…
Même si les risques sont abordés dans d’autres domaines de processus CMMI (PP notamment), RSKM (”Gestion des risques”) est le domaine de processus que le SEI (Software Engeneering Institute) dédie aux risques. L’intention de RSKM est “d’identifier des problèmes potentiels avant qu’ils surviennent de telle sorte que les activités pour traiter les risques puissent être planifiées et déclenchées au besoin tout au long de la vie du produit ou du projet afin que les impacts nuisibles à l’atteinte des objectifs soient atténués.”
CMMI exige dans RSKM que vous répondiez à trois objectifs spécifiques:
- Se préparer à la gestion des risques = OK
- Identifier et analyser les risques = OK
- Atténuer les risques = OK
La gestion Agile des risques (telle que décrite ci-dessus) vous permet clairement de répondre aisément à ces trois objectifs et de bénéficier le cas échéant de toute une somme de preuves directes et indirectes tout à fait pertinentes dans un contexte de certification (SCAMPI A). Pour un mapping plus complet, vous pouvez vous référez à cet article : AgileCMMI- Voyage d’un coach Agile au coeur de la gestion des risques - RSKM
Sur la question des risques PMI et CMMI marchent de concert, et notre gestion Agile des risques s’y retrouve donc aussi plutôt bien… Le PMBOK
décrit 5 grandes activités dans son domaine de connaissance “Management des risques du projet”, il suffit de regarder si ça colle …
- Planification de la gestion des risques = Oui
- Identification des risques = Oui et en mieux dans une dynamique plus collective
- Analyse quantitative et qualitative = Oui mais en mettant l’accent sur le qualitatif
- Planification des réponses aux risques = Oui et en mieux (collectif, fréquence et RISK board)
- Surveillance et maîtrise des risques = Oui et en mieux: les risques sont revus tous les jours et sont l’affaire de tous !
Bon, tout est dit. A vous de jouer.
Posté par jc-QualityStreet le 1 avril 2009
Les ateliers de travail constituent au final les moments les plus exaltants de mon boulot même s’ils sont éprouvants… et que j’en ressors souvent avec un bon mal de tête
Un atelier de travail ce n’est pas une simple réunion; je dirais même que ça n’a rien à voir à la fois en terme d’investissement personnel (notamment quand j’en suis
le facilitateur), d’exigence mais aussi, et c’est heureux, de retour sur investissement.
L’atelier de travail nécessite en effet une forte activité de facilitation, de la neutralité et un gros travail de préparation tant sur le contenu travaillé que sur la logistique et l’ordonnancement des activités, autant d’éléments que je ne retrouve généralement pas dans les réunions auxquelles j’assiste.
Alors, pourquoi les ateliers de travail me plaisent tant (contrairement aux réunions même celles qui ont un bon
ROTI):
- L’atelier de travail crée une dynamique collective, implique, engage et suscite une décision collective plus solide
- L’atelier de travail est source de valeur non seulement dans une dimension d’échanges, mais aussi et surtout en terme de découverte et de création de contenus : il débouche toujours sur quelque chose contrairement à beaucoup de réunions sans intérêt
- L’atelier de travail est INTERACTIF, et stimulé par toutes sortes d’activités, et notamment par du travail en petits groupes
- Un atelier de travail c’est ludique : on peut vraiment s’y amuser
- Un atelier de travail c’est VISUEL et c’est de la MANIPULATION DIRECTE: on découpe, dessine, on pose, regroupe, déplace toute sorte d’éléments : post it, papier, posters, on habille les murs
Conclusion :
Ne sortez jamais sans un gros assortiment de postit, de la Patafix et un tube d’aspirine…