22 May 2013

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Visio et les Wireframes : l’Astuce PDF qui change la donne…

Posté par jc-QualityStreet le 30 octobre 2007

On en parle beaucoup en ce moment (Fred Cavazza, Eric-Superfiction …), on en a parlé sur ce blog, et on en reparlera dans 1 an … car c’est un débat récurrent, notamment sur des listes de diffusion bien connues :

Quel outil pour réaliser des wireframes (ou zoning, grilles, écrans ..) ? PPT, AXURE, Photoshop, Illustrator, Flash, Dream … ou bien VISIO, mon outil de prédilection, voire plus simplement, le mode « Whiteboard + Photo numérique » que je préconise au départ, dans des contextes plus Agiles ?

Bon au final, c’est une question d’objectifs, de temps disponible, de moment, de destinataire et de background. Toutefois, pour ceux qui comme moi préfèrent Visio, mais qui :

  • ont des fichiers trop lourds
  • ont des destinataires chez qui Visio n’est pas installé
  • en ont marre de devoir proposer la visionneuse Visio, gratuite mais pas optimale
  • en ont assez d’enregistrer au format html, au format image page par page ou de faire des screenshots

… une seule réponse, PDF CREATOR, qui vous permet en un tour de main de transformer votre fichier Visio bien lourd en un document PDF du même nombre de page (et oui !), dans un format lisible et accessible par tous (ou presque), et surtout beaucoup, beaucoup plus léger .
Ce matin je suis par exemple passé d’un visio de 4 Mo à un PDF de 600ko ! Plus de problème de messagerie : le bonheur donc.

Evaluation ergonomique: pensez à la norme Z67-133-1

Posté par jc-QualityStreet le 29 octobre 2007

L’ergonomie c’est aussi des normes, normes qui sont parfois trés opérationnelles comme cette norme d’ergonomie AFNOR, Évaluation des produits logiciels : Définition des critères ergonomiques de conception et d’évaluation des interfaces utilisateurs, norme française, 1991. …

7 critères pour vous aider à construire et à cadrer vos évaluations ergonomiques “expertes” , guider vos conclusions et structurer vos rapports …
7 critères sur lesquels vous appuyer pour la conception d’applications informatiques, en plus des principes classiques de conception d’interface, notamment visuels (symétrie, alignement, équilibre, groupement, distinction, simplicité …) et des 30 concepts-clés d’utilisabilité récemment traduits et adaptés par Sébastien Billard.

Les 7 critères pour l’évaluation et la conception d’interface:

  • Compatibilité
  • Homogénéité
  • Guidage
  • Souplesse
  • Contrôle explicite
  • Gestion des erreurs
  • Concision

Tiens Tiens … CONCISION j’en parlais justement dans ce billet : Simplicité : en fait tout s’explique ….

Toutefois, n’oubliez pas qu’une réflexion en termes de buts , de Profils Utilisateurs (Personas) et de contexte d’usage est toujours essentielle, et que des validations utilisateurs (formelles ou informelles …) doivent être recherchées le plus possible.

Pour les amateurs de normes, je m’attarderai à l’occasion, dans un prochain billet, sur l’ISO 9126 « Génie du logiciel — Qualité des produits », une norme également très opérationnelle sur laquelle Ergonomes, Analystes et Spécialistes QA peuvent facilement s’appuyer dans les projets de conception de logiciels. Cette norme m’a notamment servi pour définir certains aspects de ma Liste des Exigences.

Charte ergonomique: mise au point ?

Posté par jc-QualityStreet le 23 octobre 2007

Une charte ergonomique est un référentiel qui définit les spécifications ergonomiques de conception (principes de navigation, présentation des informations, éléments d’interaction et de dialogue …) pour une application (ou plusieurs si elles relèvent de la même technologie, par exemple, l’ensemble des applications Web d’un Editeur).

On me demande presque toujours sur un projet nouveau, si je vais proposer un tel Guide d’ergonomie et surtout quand il sera disponible… comme si ce référentiel pouvait à lui seul garantir que l’interface sera « conviviale » :)
Or, ce qui compte pour moi avant tout, c’est de déterminer quand cette charte sera la plus utile et la plus pertinente pour les équipes de développement, sa granularité, et tout simplement la valeur d’un tel référentiel sur mon projet.

En somme, je ne la propose pas systématiquement … une charte ergonomique, ce n’est pas une DEMARCHE ERGONOMIQUE !

Par ailleurs, j’opte de plus en plus pour une vision allégée de charte ergonomique, gérée en configuration, décrivant dans un premier temps la posture de l’application, son squelette, la forme générale de l’interface, et enrichie ensuite de manière incrémentale. J’utilise alors pour illustrations le contenu (Storyboard, Wireframes) des itérations sur lesquelles j’interviens.

Documentation, juste ce qu’il faut … rédiger des chartes d’une centaine de pages, certes visuelles mais pas toujours lues, comme j’ai pu le faire dans le passé, c’est bel et bien terminé ! certes c’est détaillé, c’est précis, “ça flatte l’ego” mais au bout du compte, le plus intéressant dans une charte ergonomique, c’est quand vos principes majeurs sont discutés, appliqués et quand 1 ou 2 développeurs motivés s’approprient votre référentiel, le décortiquent et le transforment tout ou partie en composants réutilisables.

C’est à ce moment là que les gains sont les plus forts : Ergonomie standard, juste et cohérente, Homogénéité des interfaces, Rapidité et Qualité des développements.
Bref, on élimine pas mal de zones d’incertitude !!

OpenUP: du Processus et de l’Agilité

Posté par jc-QualityStreet le 17 octobre 2007

Si vous n’étes toujours pas convaincu qu’OpenUP (”a lean Unified Process”) est un excellent compromis entre le RUP (instance la plus lourde du Processus Unifié) et les Méthodes Agiles, lisez cet article de Per Kroll, OpenUP In a Nutshell.

Peut-être vous incitera-t-il à télécharger OpenUP 1.0 (c’est gratuit), et à l’essayer au sein de votre organisation ! D’ailleurs pour cela, n’hésitez pas à consulter mes quelques conseils ou ceux de Claude Aubry.

Mais revenons à Per Kroll:

A couple of years ago, several colleagues and I started to think about how you could create a stripped-down version of the IBM® Rational Unified Process®, or RUP®, reflecting an agile approach to using RUP, while at the same time leverage all the good things we liked in other agile processes, such as Scrum and XP.

… sa démarche me plait d’autant plus, que c’est l’esprit qui m’anime depuis plus de 2 ans… je me sens donc moins seul :).
Per Kroll nous propose ainsi, dans son introduction, quelques rappels sur le développement itératif et incrémental, le cycle de vie du projet, le pilotage par les risques et la création de valeur ainsi que la “philosophie” Agile. Cela dit, on reste un peu sur sa faim côté pratiques SCRUM, XP et LEAN

Sinon pour les inconditionnels, Per Kroll vous en parle directement dans cette video diffusée sur INfoQ.

De l’art d’être un facilitateur…

Posté par jc-QualityStreet le 13 octobre 2007

…pour estimer, planifier, piloter, évaluer, capitaliser …ou plus simplement pour rendre le boulot des autres plus facile et leur permettre d’atteindre leurs buts.

FACILITER, cela consiste à aider un groupe, une ou des personnes, à apprendre, explorer, trouver des solutions, atteindre un consensus….

Delphi, Metaplan, Planning Poker, Priority Poker, Scrum, Retrospective… ces quelques pratiques, aux noms exotiques, attestent de l’omniprésence de la dimension facilitation dans nos projets de développement informatiques, dimension qui prend davantage de relief dans une perspective agile. Cruciales, les techniques de facilitation ont une rubrique dédiée sur ce blog.

  • Faciliter pour estimer

La méthode Delphi (consultation d’experts soumis à des vagues successives de questionnement sur un sujet précis pour viser convergences et consensus) et son dérivé, le Planning Poker, pour l’estimation des User Stories en sont la plus belle illustration. Le modérateur y joue un rôle crucial (que je développerai dans un autre billet). Appliquer la technique d’estimation des points de cas d’utilisation nécessite aussi de faciliter les échanges entre analystes, architectes …

  • Faciliter pour planifier

Définir d’une part le contenu (high level au départ puis affiné au fur et à mesure) des itérations (et release), et d’autre part la vélocité de ces dernières nécessite la collaboration active de différents acteurs. Faciliter les échanges de ces parties-prenantes, sur la base de l’analyse des risques par exemple (on parle de Pilotage par les risques) est souvent nécessaire. Le Priority Poker va dans ce sens.

  • Faciliter pour suivre et piloter

Les réunions de début et de fin d’itération sont des exemples trés concrets. Le SCRUM en est le plus bel exemple, l’art de faciliter par excellence! Un scrum (« mêlée »), est une réunions d’équipe projet d’environ 15 min qui a lieu 2 à 3 fois par semaine et articulée autour de 3 questions : Qu’as tu fait depuis le dernier scrum ? Qu’est ce que tu dois faire ? Qu’est ce qui t’empêche de faire ton travail ? Le SCRUM est d’ailleurs selon moi l’outil de gestion de projet le plus performant.

  • Faciliter pour évaluer et capitaliser

On pourrait parler des réunions de fin d’itération, fin de phases ou release, mais je pense davantage aux bilans de fin de projet et à la technique du METAPLAN. Cette technique consiste à réunir l’équipe projet et à échanger sans censure ni réglement de compte, sur 5 ou 6 thèmes (préparation individuelle de 10 minutes, lecture à tour de rôle et la présence indispensable d’un facilitateur pour noter le tout, cadrer les échanges et orienter les débats vers des points à améliorer, à capitaliser …)

Enfin, FACILITER, ça se joue au quotidien pour un Ergonome ou consultant Expérience Utilisateur quand il s’agit de conduire des Tests Utilisateurs (et croyez-moi on ressort fatigué d’une session de test d’1h bien menée !), d’organiser des ateliers de recueil et d’expression des besoins (use cases, user stories) et des ateliers de conception; la facilitation devient alors l’ingrédient essentiel de ces workshops ou ateliers de travail.

SIMPLICITE : en fait tout s’explique …

Posté par jc-QualityStreet le 9 octobre 2007

Et tout d’abord, cet excellent visuel (issu de Create Passionate Users)

Et peut être la cause du probléme:

“Loading software products with a laundry list of features is the lazy approach to marketing : we don’t know what the customers will value, so we put in lots of features in hopes that customer will find some things they like” — Mary & Tom POPPENDIECK Implementing Lean Software Development

C’était donc ça !!!

Plus sérieusement, « Faites simple » est le message clé que j’essaie de faire passer auprès de mes différents interlocuteurs.
Et, la simplicité ne se joue pas seulement au niveau des fonctionnalités (comme l’illustre remarquablement le schéma ci-dessous, l’un de mes favoris), elle se joue aussi et pour beaucoup au niveau du Design d’interface. Dans tous les cas, l’impact sur les utilisateurs est énorme … Rappelez vous … une interface efficace, efficiente et satisfaisante

D’ailleurs, dans mes évaluations ergonomique expertes, j’appelle ce critère « CONCISION » (adaptation plus parlante selon moi du critère « Charge de travail », et des sous critères « Brièveté » et « Densité informationnelle » de Bastien et Scapin) et je l’utilise très souvent.

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